PARTS EN 1380.
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Notre-Dame , reconstruit plus tard, en îhih; mais nous rappelons que c’est biensur cette grande artère de Paris , du midi au septentrion, que s’est élevé d’abordle Grand-Pont, nom attribué plus tard au Pont-au-Change, placé près du Palaiset du Châtelet. Cet emplacement est logique et tout à fait d’accord avec les docu-ments historiques : la grande voie était la ligne droite de la rue Saint-Jacques etde la rue Saint-Martin, coupant le centre de la Ville-haute, de la Cité et de laVille-basse, et circonscrite par un arc de cercle tendu du Grand-Châtelet au Mon-ceau Saint-Gervais et à la Grève; elle ne pouvait donc être la ligne de la rueSaint-Denis, qui, à cette époque, interceptée par l’enclos de Saint-Lazare, venaitrejoindre la grande voie derrière l’église Saint-Laurent. Nous pourrions fairequelques remarques du même genre sur les enceintes, dont les vestiges existaientencore à cette époque; mais nous croyons qu’il sera mieux, et plus commodepour la clarté, de rejeter ces quelques observations en note, à mesure que lalégende fera mention de ces édifices ou de ces localités.
Nous avons expliqué, au cours de cette Notice, comment les topographes desderniers siècles, Bretez même dans le plan de Turgot, avaient tenu à ne pas cou-vrir le tracé des voies publiques, et en étaient arrivés à exagérer la largeur desrues, à déformer les édifices et surtout les maisons en bordure, pour obtenir cerésultat. Sans tomber dans cette exagération, on doit cependant reconnaître que,pour ne pas nuire à la clarté, il est nécessaire de se résoudre à ménager, enblanc, le parcours bien visible et bien net de toutes les rues et ruelles qu’on veutindiquer. Il importe que le réseau des voies publiques saute, pour ainsi dire, auxyeux du lecteur, et l’on ne peut obtenir cet effet indispensable qu’à la conditionde placer les maisons en bordure des rues horizontales un peu basses, afin dedégager le sol; les voies verticales se dégagent tout naturellement par leur dispo-sition en perspective. On concevra très-facilement, par exemple, que les ruesQuincampoix, de l’Homme-Armé, des Cinq-Diamants, Saint-Paul, Hautefeuille,etc. et même les rues Saint-Jacques et de la Harpe, ne peuvent être aperçuesjusqu’au sol : elles sont trop étroites. Nous avons essayé de faire sentir le peu delargeur de ces voies, tout en laissant au lecteur la possibilité d’en suivre le tracé.
II nous a paru préférable de donner à ce plan l’orientation habituelle aux
menls, plaines, vignes, vergers, plants d’arbres et tude d’aspect est vraie en général, on comprendra
jardins, fossés et rigoles, avec leurs vannes ou leurs sans peine que nous n’avons pas eu la prétention
barrages; les haies ouïes cours n’ont pas été figu- de fixer les divisions parcellaires avec une rigou-
rées indifféremment. Cependant, si cette exacti- reuse exactitude de détail.
Orientation