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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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PARIS EN 1380 .

J. LHôtel des Ursins. Sur son emplacement on perça depuis trois rues.

I. Saint-Pierre-aux-Boeufs, église, et la chapelle Sainte-Marine (Paris et ses Histor. p. i 55 ).

K. Saint-Denis-de-la-Ciiartre, église, et la rue de ce nom, avec la chapelle Saint-Symphorien 0 )

( ibid. p. i56).

L. Saint-Germain-le-Vieux, église (ibid. p. 157).

M. Saint-Barthélemy , église royale, et, derrière, léglise Saint-Pierre-des-Arsis (ibid. p. 1 55

et 1 56 ).

N. Le Palais de Roi : il comprend, avec ses jardins, toute la pointe occidentale de la Cité (ibid.

p. i 58 ).

O . La Sainte-Chapelle du Palais (ibid. p. 169).

P. Le Trésor.

Q. Saint-Michel du Palais (ibid. p. 167).

R. Le Moulin de Buci ou à la Gourdaine

S. Le Pont Saint-Michel (ibid. p. 161).

T. Le Petit-Pont (ibid. p. 160). Cesl le premier pont qui ait existé dans Paris .

U. La Planciie-Mibray, emplacement de lancien Grand-Pont, et, depuis, le Pont Notre-Dame ®

(ibid. p. 109, 160 et 219).

V. Le Pont-au-Chanoe, nommé aussi le Grand-Pont (ibid. p. 160). On le nommait encore le

Pont aux Changeurs.

X. Le Pont-aux-Meuniers. Ce pont tire son nom des moulins à eau qui le couvraient; il était

construit en bois.

Y. Le Terrain! 1 2 3 4 '. Cétait un monceau formé, dit-on, depuis la construction de la cathédrale,

par lamas de tous les gravois et déchets qui provinrent des chantiers établis en cet endroit.

Z. Ile de Notre-Dame . Cest lîle Saint-Louis, alors partagée en deux par un canal® (ibid.

p. i? 4 ).

(1) En de'molissant les îlots de maisons quiétaient compris entre la rue de la Cité (rue de laLanterne et de la Juiverie) et la rue dArcole (ruequi occupe lemplacement de Saint-Landry), on aretrouvé la chapelle de Saint-Symphorien dans lescaves de lancien établissement de la Belle-Jardinière,près de la rue de la Cité. Toute cette partie de lîlea été exhaussée dune manière notable, pour arri-ver à adoucir les pentes daccès des ponts ; aujour-dhui on baisse considérablement ce niveau.

(2) Ce moulin, comme ceux qui furent établis enSeine pour tourner au cours de leau, était construitsur un bateau amarré à des piquets et muni, enamont, dune espèce destacade en entonnoir, quiaugmentait la force du courant. Le nom de Buci,quon écrit aussi Bussy, est probablement le mêmeque celui qui a été donné à la porte et au carrefourBuci, situés à lextrémité occidentale de la rueSaint-André-des-Arts.

(3) La Planche-Mibray était, comme son nom lin-

dique, une passerelle en flanches qui établissait lacommunication entre la Cité et la Ville, en lab-sence dun pont définitif. O11 na pas de représen-

tation figurée de cette passerelle. Nous savons seule-ment quil existait un tronçon des culées de lancienpont, du côté de la Ville. Le passage des bateaux,ou Yarche marinière, se trouvait sans doute versce point, le courant devant creuser davantage et lecurage étant fait avec plus de soin, à cause desports qui y existaient en amont. Cette passerellefut conservée jusquau moment le pont définitiffut construit, cest-à-dire jusquaux premières an-nées du xv' siècle. Guillebert de Metz ne parle quede ce dernier pont; Raoul de Presles mentionne lenom seulement. (Voir Sauvai et la note 2, p. 26.)

(4) Le Terrain sappelait, en 1 q58, la Motte auxPapelards(Mota Papelardorum); en 1 3 h 3 et 1 356 ,le Terrait (domus de Terralio, de Terrali, Terrales).(Voir Jaillol et les Registres capitulaires.)

(5) Lîle Notre-Dame était déserte et assez bassepour que, durant les crues de la Seine , elle fûtcouverte deau dans sa plus grande partie. Lachaîne, qui fermait le fleuve chaque nuit, était ap-puyée sur une tour, construite au bord du canalqui la séparait en deux parties inégales. Ces îlesappartenaient à léglise de Notre-Dame . On suppose