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LÉGENDE DU PLAN.
H. Les Bernardins, couvent et college (9 (Paris et ses Histor. p. 167).
I. Les Mathürins, ou Matelins, couvent ( ibid. p. 167). Ce couvent occupait tout l’espace com-
pris entre la rue des Mathürins, celle du Foin , située au-dessous, les Thermes et la bor-dure de maisons de la rue Saint-Jacques.
J. Les Jacobins, couvent, et la rue de ce nom® (ibid. p. 162).
K. Les Cordeliers, couvent, et la rue de ce nom ® (ibid. p. 168).
L. Les Carmes, couvent, et le College de Laon ® (ibid. p. 170).
M. Les Adgcsxins, couvent® (ibid. p. 168).
N. Le College du Cardinal Lemoine, ancien Clos du Chardonnet ® (ibid. p. 168).
qu’il faudrait rapporter le vocable de cette église.Elle a été démolie tout récemment, lors du perce-ment de la rue des Écoles. Cette église avait soncloître, avec des portes, des granges, des boutiqueset ateliers, etc. Le chevet donnait dans la rue Saint-Jacques, juste en face de la place Cambrai , surlaquelle se voit la façade du collège de Cambrai ,aujourd’hui Collège de France , qui couvrait pres-que tout le terrain compris entre la place, la rueSaint-Jacques et la rue du Cimetière-Saint-Benoît,ou Fromentel (Froid-Mante!), point où il touchaitles murs du petit cimetière situé en ce lieu.
(1) Ce couvent, de l’ordre de Cîteaux , occupaitune grande partie du clos du Chardonnet, entre larue qui porte son nom et la Bièvre, qui suivaitalors le côté septentrional de la rue Saint-Victor.L’église fut bâtie vers 1 338 . Les religieux recevaientdes novices et des étudiants. Comme tous les monas-tères , ils avaient des maisons de produit et d’im-menses jardins. Il reste encore aujourd’hui, derrièreSaint-Nicolas-du-Chardonnet et dans la rue dePoissy, une aile entière du grand cloître, qu’on autilisée pour le casernement des pompiers. Leschantiers de bois, qui vont jusqu’à la rue du Car-dinal-Lemoine, en faisaient aussi partie.
(2) Ce couvent occupait, près des murs de l’en-ceinte méridionale, un grand terrain dans lequelse trouvait Vhôpital de Saint-Quentin pour les pèle-rins. C’est à cause de cette chapelle de Saint-Jacquesque les Dominicains ont été appelés Jacobins. Dansleur enclos se trouvait, appuyé à la muraille de Phi-lippe-Auguste , le Parloir aux Bourgeois. Le couventest entièrement détruit; il occupait la rue Soufflotet l’emplacement de la mairie du Panthéon .
< 3) Ce magnifique couvent avait son église, oc-cupant tout l’espace compris entre l’alignement dela rue Hautefeuille, sur le côté occidental de la rue(aujourd’hui de l’École-de-Médecine), et l’angle dela Clinique, sur la place de l’Ecole . Le terrain étaitlimité, de ce côté, par l’enceinte de Philippe-Au-
guste. Les bâtiments, réparés sous Louis XIII etLouis XIV , ont été rasés lors de la Dévolution.
(,) Les Carmes vinrent occuper ce couvent, eni 3 i 8 , et construisirent leur grande chapelle vers1 353 . L’acquisition du college de Dace (Danemark ),englobé plus tard (1 3 8 6 ) dans le couvent, n’eut lieuqu’après l’époque choisie pour notre plan. On voitpar là que ces établissements s’agrandissaient peuà peu et d’une manière fort irrégulière.
Le couvent s’étendait le long de la rue desNoyers, en retour sur la rue des Carmes, qu’onnommait auparavant rue Saint-Hilaire (Begistres ducollège de Beauvais) ; il occupait l’emplacement ac-tuel du marché qui porte son nom.
Le collège de Laon, situé entre la rue Saint-Hilaire (des Carmes) et la rue Saint-Jean-de-Beau-vais, ou du Clos-Bruneau, était voisin de celui deBeauvais ou de Dormans, mais plus bas, sur la pentede la montagne ; c’est le même que celui de Presles.A l’époque précise de notre plan, il se trouvait der-rière les Carmes, vers la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, où il avait été transféré, vers 1 3 h o.dans l’hôtel du Lion-d’Or.
(5) Le couvent des Augustins s’étendait, en facedes jardins du palais de la Cité, le long du quaiet à partir de la rue qui portent son nom, jusqu’àla rue de Nevers. La rue Dauphine a été percée surles terrains du couvent, et, depuis la Révolution, lemarché de la Vallée y a été installé. C’était, à ladate de i 38 o , un des grands monastères de Paris .
(6) Le collège du Cardinal Lemoine occupait,dans le clos du Chardonnet et le long de l’enceintede Philippe-Auguste, un terrain sur lequel on apercé de nos jours la rue de ce nom. Il fut fondéen même temps que tous les autres collèges de cetteimportance. Il semblait que les dignitaires ecclé-siastiques et laïques eussent hâte d’affirmer leuramour des sciences et des humanités, en se dispu-tant l’honneur de couvrir le quartier de l’Universitéd’une foule de maisons où étaient entretenus et