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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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PARIS EN 1380.

II. LUNIVERSITÉ.

1° LIEUX ET ÉDIFICES REMARQUABLES.

A. Sainte-Geneviève, abbaye et église ® (Paris et ses Histor. p. i64).

R. Saint-Étienne-du-Mont, église ( ibid. p. 165) et, à côté, le College de lAve-Maria®(ibid. p. 170 ).

C. Saint-Séverin, église® (ibid. p. i65).

D. Saint-Cosme, église® (ibid. p. 165).

E. Saint-Nicolas-du-Ciiardonnet , église® (ibid. p. i65).

F. Saint-IIilaire-du-Mont, église (ibid. p. i65); les Colleges du Plessis et de Marmoutiers (e )

(ibid. p. 173 ).

G. Saint-Renoît (ibid. p. 165), son cloître, son cimetière, et le College de Cambrai® (ibid. p. 172).

(1> Cette fameuse abbaye sétendait, en i38o, desmaisons de la rue Bordet (aujourdhui Descartes ) àla rue qui, continuant la rue des Sept-Voies, abou-tissait à la porte Papale, habituellement murée. Desdépendances allaient jusquaux terres et bâtimentsdes Jacobins de la porte Saint-Jacques. La place,qui se trouve en face de Saint-Étienne et de légliseSainte-Geneviève, se nommait le Carré, et avait étéprise sur le vieux cloître de labbaye. On peut con-sulter, à ce sujet, tous les topographes et tous lesauteurs qui ont écrit sur Paris .

(2) Cette église était contiguë à Sainte-Geneviève ,et les deux édifices nétaient séparés que par un étroitpassage, On a prétendu que Saint-Etienne avait étéla cathédrale primitive de Paris . Cest une questionque nous aurons à traiter à fond dans la Topographiehistorique, et que nous navons point à développer ici.

Le collège dHubant (de Ilubants) ou de lAve-Maria venait dêtre, en i38o, fondé dans Mottriangulaire compris entre la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève , la rue Bordet et celle des Prêtres-Saint-Étienne. Il se composait de quelques maisonsréunies. (Censier de Sainte-Geneviève , i38o.)

(3) Cette paroisse, fort ancienne, était très-étendue. Lédifice a été souvent remanié, et on laagrandi dune manière notable après le xv c siècle.Il avait, au midi, un cimetière entouré dun cloître,qui communiquait, par une ruelle étroite, avec larue de la Parcheminerie. Cétait une allée, commecelle qui donne accès aujourdhui au nord de lé-glise. (Voir Jaillot, Le Beuf, Sauvai et un opusculede M. Berty.)

(4) Léglise de Saint-Cosme-ct-Saint-Damien étaitplacée h langle de la rue de la Harpe et des Corde-liers. Elle bordait la rue actuelle de lÉcole-de--decine, à son débouché sur le boulevard Saint-

Michel , tout proche de lamphithéâtre gothique donton aperçoit encore le chevet dans la rue Racine.

(5) Cette paroisse est ancienne. 11 existait unechapelle sur le même emplacement que léglise ac-tuelle; le chevet donnait sur la rivière de Bièvre.(Voir Jaillot, Le Beuf et Sauvai). Le Chardonnet étaitun clos immense, dans lequel sétablirent des mo-nastères et des collèges. Avant lépoque de Philippe-Auguste , il sétendait jusquà la place Maubert.(Voir De Lamare.)

(0) Saint-Hilaire est une paroisse ancienne; sonchevet était tourné vers le coin de la rue des Sept-Voies , au lieu souvre encore une porte cochère,à côté dune ancienne maison sans profondeur.Léglise sétendait jusquà la rue dEcosse. A gauche,il y avait une ruelle étroite et escarpée, ancien sen-tier principal du clos Bruneau, et quon nommaplus tard Jusseline. Les maisons qui la bordaientavaient leur entrée sur les autres rues; cest pour-quoi ni Guillot ni les rôles des taxes nen font au-cune mention. (Voir Jaillot et Le Beuf.) Le col-lège du Plessis ( 1822 - 26 ) se voyait encore, il y aquelques années, à langle de la rue Saint-Jacqueset le long de la rue Fromentel; en i38o, il avaitdéjà sa chapelle. A côté, vers la rue Chartière (ouCharretière, ainsi que porte la pierre gravée à langlede la rue), se trouvait le collège de Saint-Martinde Marmoutiers, qui se confondit, au xv e siècle,avec celui du Plessis. 11 avait dailleurs le mêmefondateur.

(7) Saint-Benoît est une église collégiale dune an-tiquité très-reculée ; on dit quelle sappelait dabordSainl-Bacque, et quon la mit ensuite sous linvo-cation de la Très-Sainte Trinité. (Le mot Benoîten vieux français signifiait bénit.) Ce ne serait doncpoint à saint Benoît, le fondateur des Bénédictins ,