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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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LÉGENDE DU PLAN.

T. Le Collège dArras (Paris et ses Histor. p. 172 ), au Las du versant oriental de la montagne

Sainte-Geneviève et près du cimetière Saint-Nicolas (1) .

U. Le Collège de Boncourt (ibid. p. 170 ), sur la crête de la montagne Sainte-Geneviève, à

côté du college de Navarre (2 h

V. Saint-André-des-Arts , église

X. Le Cimetière Saint-André-des-Arts (4) .

Y. Saint-Julien-le-Pauvre, église (5) .

Z. Saint-Blaise, chapelle, à côté de Saint-Julien.

a. Saint-Yves, chapelle, au coin de la rue Saint-Jacques et de la rue des Noyers W.

b. La Commanderie de Saint-Jean-de-Latran, rue du Clos-Bruneau (aujourdhui nommée Jean-

de-Beauvais) et place Cambrait 7 ).

(1) Le collège dArras existait en i 332 , dans larue des Murs (in vico Murormn). Ce collège étaitpeu important ; ses bâtiments se composaient desimples maisons, avec un jardin par derrière. Parle haut, il touchait au petit cimetière appelé deSaint-Nicolas. On pourrait supposer que, avantcette époque, les écoliers occupaient un autre em-placement. (Voir Jaillot et Du Breul.)

(a) Le collège de Boncourt, fondé vers 1 353, ettout voisin du collège de Navarre , dont il étaitséparé par la rue Clopin, occupait les bâtimentsdun ancien hôtel de lévêque dOrléans . En i38o,il navait point encore pris les développements quileut plus tard. Le collège de Tournay , fondé dans lemême temps, était voisin de celui-ci, et avait étélhôtel de lévêque de Tournay . Les écoliers, nepossédant pas de chapelle, assistaient aux offices ducollège de Boncourt.

(3) Léglise Saint-André, qui existait, en i38o, àlendroit lon voit aujourdhui la place du mêmenom, avait été construite, vers 1212 , après lachè-vement de lenceinte de Philippe-Auguste, du côtéde 1 abbaye de Saint-Germain-des-Prés . Mais il yavait eu , en ce lieu, dans les terres de Laas, unechapelle quon appelait Saint-André, Saint-Andrieu,Saint-Andneu-des-Arts, Saint-André-des-Arts ou desArcs. (Voir Jaillot.)

(4) Le cimetière Saint-André fut établi en cetendroit lan 1 356 ; il était entouré de petites mai-sons en bordure sur les rues. La rue du Cimetièreporte aujourdhui le nom de Suger , et aboutit h larue de lEperon. Cest dans celte rue quexistait unecommunauté de Sachetles, ainsi nommées du sac noirquelles portaient, femmes dévotes vivant très-pau-vrement. En 1 3 5 6, la rue était fermée de deux portes,et avait, pour cette raison, pris le nom de rue desDeux-Portes, quelle a conservé assez longtemps.

Le collège de Boissi, fondé en 1 358 ou environ,

existait entre la rue des Poitevins et celle des Deux-Portes; il avait une petite chapelle sur cette der-nière rue.

Le collège dAutun , fondé en i34i, était placéau côté gauche de la rue Saint-André, un peu au-dessous de léglise. Cétait une maison appartenantau cardinal Bertrand, évêque de Nevers , puis dAu­ tun , qui y joignit plusieurs maisons contiguës. Cecollège sétendait jusquà la rue de lHirondelle.

(5) Cette petite église, bâtie au xn e siècle, étaitun prieuré : elle avait son entrée par une cour, dansla rue Saint-Julien, qui va de la rue Galande à cellede la Bûcherie. Elle était entourée de maisons, età son chevet se trouvaient les écoles de la rue duFouarre. Une allée donnait accès à la rue Galande,le long de la chapelle Saint-Biaise, qui se trouvaitentre cette rue et la cour de Saint-Julien. Cet îlotde maisons existe encore, et lon peut en recon-naître les anciennes dispositions. Saint-Julien a étéréuni à lHôtel-Dieu depuis 1 655.

(6) La chapelle Saint-Yves fut fondée en i348,et lon bénit, en 1357 , la chapelle et le cimetièrevoisin. Cétait un sanctuaire afl'ecté spécialementaux avocats et procureurs. A côté, et en descendantvers le Petit-Pont, on rencontrait lhôtel de Saint-Jean-des-Vignes, dont les dépendances allaient re-joindre la rue des Noyers, derrière Saint-Yves.

<> Cette commanderie était en ce lieu dès la findu xn e siècle. Les religieux prenaient le titre deFrères hospitaliers de Jérusalem , de Saint-Jean-de-lHôpital, ou de Saint-Jean-de-Jérusalem . Cest auxvi siècle seulement quon leur donna le nom deSaint-Jean-de-Latran , nom qui se rapporte évidem-ment à léglise de Lalran, à Borne. Les bâtiments etdépendances de la Commanderie occupaient tout lecentre de lîlot compris entre les rues des Noyers, aunord, du Clos-Bruneau, à lest, de Saint-Jean-de-Lalran et de la place Cambrai , au midi, et enfin

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