31. Roe Saint-Jean-de-Jérusalem ou Saint-Jean-de-Latran , Carrefour Saint-Hilaire et rue
Charretière d) ( Paris et ses Histor. p. 179).
32. Rue des Cordiers ( ibicl . p. 178 ), allant de la rue de Cluny à la rue Saint-Jacques.
33. Rue des Porées ou Poirées ou Porel {ibicl. p. 178 ), de la rue de Sorbonne a la rue Saint-
Jacques.
34. Rue Saint-Thomas ou Thomas d’Abgenteuil, joignant la rue de Sorbonne à la rue de la
Harpe, en prolongement de la rue des Poirées.
35. Rue de Cluny ou Clugny et de Sorbonne. Cette rue a conservé sa direction. Au xm° siècle,
on la nommait rue des Deux-Portes, parce quelle était fermée.
36. Rue des Maçons. Elle allait, en ligne droite, de la rue des Mathurins au collège de Cluny.
37 . Rue de la Harpe ou Saint-Cosme [ibicl. p. 176); les Collèges d’Harcourt ( ibid . p. 170), de
Justice [ibid. p. 172), de Séez , de Rayeux [ibid. p. 173), df, Narbonne et de Daimville ! 2 )[ibid. p. 171).
38. Rue des Matiiurins ou des Thermes, allant de la rue Saint-Jacques à la rue de la Harpe.3g. Rue du Fain ou du Foin {ibid. p. 177 ); le Collège de Maître-Gervais® {ibicl. p. 171 ).
paume de Saint-Jean-de-Latran ; plus loin, on voyaitle carrefour où se trouvait le Puits-Certain. A gauclieétait la rangée de maisons dépendant de la Com-manderie de Saint-Jean, et l’entrée du couvent, avecle pignon de la grange.
(1) La rue Saint-Jean-de-Latran commençait à larue Saint-Jacques et finissait, en formant une courbe,à la rue Saint-Jean-de-Beauvais et à la rue du Mont-Sainl-Hilaire. Elle longeait la Commanderie, et tra-versait la place faisant face aux collèges de Cambrai et de Tréguier. La rue Chartière aboutissait au mêmepoint, et ces rues y formaient un carrefour auquelon a quelquefois donné le nom de Saint - Hilaire,quoique cette appellation soit plus souvent attribuéeà la petite place formée devant l’église, à l’originefie la rue des Sept-Voies. Le nom de la rue Chartières’écrit de diverses façons.
(2) La rue de la Harpe commençait au coin desmes Mâcon et Saint-Séverin, et finissait à la porteSaint-Michel. En 18/17, 011 l’apprit ricus Citharœ;au xiii" siècle, c’élaillaJuiverie ouvetusJudeana. Dansle haut de la rue, depuis Saint-Cosme, 011 la nom-mait, en 1 38 o, rue Saint-Cosme. La partie basse, deSaint-Séverin à l’abreuvoir, s’appelait rue Regnault-le-Hcrpeur, la Petite-Bouclerie et de l’Abreuvoir-Mas-con. Jusqu’aux Thermes, cette grande rue était bor-dée exclusivement de maisons ; à droite, elle recevaitles rues Poupée , des Deux-Portes, ou Percée, Ser-pente, une deuxième rue des Deux-Portes, et était bor-dée par les maisons dépendant de l’ancien hôtel duForez , ainsi que par la rue Pierrc-Sarrazin et le col-lège de Daimville, fondé cette même année ( 1 38 o ).Au coin fie la rue des Cordeliers, s’élevaient l’église
des Saints-Cosme-et-Damien, une maison de l’évêquede Clermont et le collège de Justice, nouvellementfondé, puis legrand collège d’IIarcourt, créé en 1280,et qui s’étendait jusqu’aux murs de la Ville. — Ducôté gauche de la rue, à partir de la rue des Mathu-rins, se trouvaient : le collège de Séez , ou plutôt leshôtels et maisons dont il se composa un quart desiècle plus tard, et qui aboutissaient à la rue des Ma-çons; le collège de Narbonne , fondé en i 320 , dansun hôtel, et agrandi depuis ; le collège de Notre-Dame -de-Bayeuæ, dont l’entrée seule donnait sur la rue,et enfin le collège des Trésoriers.
<J) La rue du Foin, prolongement de la rue desNoyers, s’étendait de la rue Saint-Jacques à cellede la Harpe, section de la Juiverie. A la fin duxuf siècle, 011 l’appelait 0 Fain (ce qui vient évidem-ment de l’abréviation de rue au Fain ou Foin); dansle xiv” siècle, 011 écrit de la Fennerie et au Foin . En1 383 , on disait rue aux Moincs-de-Cernay, a causede l'hôtel des abbés des Yaux-rle-Cernay, situé aucoin de la rue de la Harpe et touchant au terrain dupalais des Thermes. La partie de rue qui allait de larue de la Harpe à l’entrée de la rue Boutebrie s’estnommée aussi rue Servode. — Celte rue était bor-dée, du côté méridional, par la maison de Cernay ,absorbée aujourd’hui dans le tracé du boulevard Saint-Germain , par une grange, ainsi que par lesdépendances des Mathurins, dans lesquelles se trou-vait le cul-de-sac ou ruelle fermée de Coterel. Lelong de la rue s’étendait un bâtiment servant degrange ou magasin, lequel avait une galerie pas-sant sur la rue, pour conduire au Pressoir, del’autre côté.