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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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48 PARIS EN 1380.

31. Roe Saint-Jean-de-Jérusalem ou Saint-Jean-de-Latran , Carrefour Saint-Hilaire et rue

Charretière d) ( Paris et ses Histor. p. 179).

32. Rue des Cordiers ( ibicl . p. 178 ), allant de la rue de Cluny à la rue Saint-Jacques.

33. Rue des Porées ou Poirées ou Porel {ibicl. p. 178 ), de la rue de Sorbonne a la rue Saint-

Jacques.

34. Rue Saint-Thomas ou Thomas dAbgenteuil, joignant la rue de Sorbonne à la rue de la

Harpe, en prolongement de la rue des Poirées.

35. Rue de Cluny ou Clugny et de Sorbonne. Cette rue a conservé sa direction. Au xm° siècle,

on la nommait rue des Deux-Portes, parce quelle était fermée.

36. Rue des Maçons. Elle allait, en ligne droite, de la rue des Mathurins au collège de Cluny.

37 . Rue de la Harpe ou Saint-Cosme [ibicl. p. 176); les Collèges dHarcourt ( ibid . p. 170), de

Justice [ibid. p. 172), de Séez , de Rayeux [ibid. p. 173), df, Narbonne et de Daimville ! 2 )[ibid. p. 171).

38. Rue des Matiiurins ou des Thermes, allant de la rue Saint-Jacques à la rue de la Harpe.3g. Rue du Fain ou du Foin {ibid. p. 177 ); le Collège de Maître-Gervais® {ibicl. p. 171 ).

paume de Saint-Jean-de-Latran ; plus loin, on voyaitle carrefour se trouvait le Puits-Certain. A gauclieétait la rangée de maisons dépendant de la Com-manderie de Saint-Jean, et lentrée du couvent, avecle pignon de la grange.

(1) La rue Saint-Jean-de-Latran commençait à larue Saint-Jacques et finissait, en formant une courbe,à la rue Saint-Jean-de-Beauvais et à la rue du Mont-Sainl-Hilaire. Elle longeait la Commanderie, et tra-versait la place faisant face aux collèges de Cambrai et de Tréguier. La rue Chartière aboutissait au mêmepoint, et ces rues y formaient un carrefour auquelon a quelquefois donné le nom de Saint - Hilaire,quoique cette appellation soit plus souvent attribuéeà la petite place formée devant léglise, à loriginefie la rue des Sept-Voies. Le nom de la rue Chartièresécrit de diverses façons.

(2) La rue de la Harpe commençait au coin desmes Mâcon et Saint-Séverin, et finissait à la porteSaint-Michel. En 18/17, 011 lapprit ricus Citharœ;au xiii" siècle, célaillaJuiverie ouvetusJudeana. Dansle haut de la rue, depuis Saint-Cosme, 011 la nom-mait, en 1 38 o, rue Saint-Cosme. La partie basse, deSaint-Séverin à labreuvoir, sappelait rue Regnault-le-Hcrpeur, la Petite-Bouclerie et de lAbreuvoir-Mas-con. Jusquaux Thermes, cette grande rue était bor-dée exclusivement de maisons ; à droite, elle recevaitles rues Poupée , des Deux-Portes, ou Percée, Ser-pente, une deuxième rue des Deux-Portes, et était bor-dée par les maisons dépendant de lancien hôtel duForez , ainsi que par la rue Pierrc-Sarrazin et le col-lège de Daimville, fondé cette même année ( 1 38 o ).Au coin fie la rue des Cordeliers, sélevaient léglise

des Saints-Cosme-et-Damien, une maison de lévêquede Clermont et le collège de Justice, nouvellementfondé, puis legrand collège dIIarcourt, créé en 1280,et qui sétendait jusquaux murs de la Ville. Ducôté gauche de la rue, à partir de la rue des Mathu-rins, se trouvaient : le collège de Séez , ou plutôt leshôtels et maisons dont il se composa un quart desiècle plus tard, et qui aboutissaient à la rue des Ma-çons; le collège de Narbonne , fondé en i 320 , dansun hôtel, et agrandi depuis ; le collège de Notre-Dame -de-Bayeuæ, dont lentrée seule donnait sur la rue,et enfin le collège des Trésoriers.

<J) La rue du Foin, prolongement de la rue desNoyers, sétendait de la rue Saint-Jacques à cellede la Harpe, section de la Juiverie. A la fin duxuf siècle, 011 lappelait 0 Fain (ce qui vient évidem-ment de labréviation de rue au Fain ou Foin); dansle xiv siècle, 011 écrit de la Fennerie et au Foin . En1 383 , on disait rue aux Moincs-de-Cernay, a causede l'hôtel des abbés des Yaux-rle-Cernay, situé aucoin de la rue de la Harpe et touchant au terrain dupalais des Thermes. La partie de rue qui allait de larue de la Harpe à lentrée de la rue Boutebrie sestnommée aussi rue Servode. Celte rue était bor-dée, du côté méridional, par la maison de Cernay ,absorbée aujourdhui dans le tracé du boulevard Saint-Germain , par une grange, ainsi que par lesdépendances des Mathurins, dans lesquelles se trou-vait le cul-de-sac ou ruelle fermée de Coterel. Lelong de la rue sétendait un bâtiment servant degrange ou magasin, lequel avait une galerie pas-sant sur la rue, pour conduire au Pressoir, delautre côté.