Buch 
Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
Seite
49
JPEG-Download
 

49

LEGENDE DU PLAN.

4 0. Rue des Écrivains ou des Notaires ( Paris et ses Ilistor. p. 1 76), ou de la Parcheminerie , ou des

Parcheminiers (ibid . p. 177), et ia rue Boutebrie ou Bourc-de-Brie 9 ) ( ibid. p. 177).

4 1. Rue de Saint-Séverin (ibid. p. 176), et cul-de-sac de Sallemrrière ( 2 L4 a. Rue de la Huciiette, ou de Laas (ibid. p. 174).

43 . Rue Sacalie, ou Zacharie (ibid. p. 174).

44 . Place Saint-Michel , et Justice de Saint-Germain-des-Prés

45 . Rue du Hurepoix. Les maisons de cette rue aboutissaient, par derrière, à la Seine .

46 . Rue des Augustins, de la rue Saint-x 4 ndré-des-Arts à la Seine .

kn. Rue Gilles-le-Coeur, ou le Queux, et de IArondale ( Hirondelle ); le Collège dAutun M.

48 . Rue Pavée® (ibid. p. 175).

4 g. Rue de la Barre et À lAbré-de-Saint-Denisau quai des Augustins.

(1) Ce massif de maisons, compris entre Saint-Séverin , les Matliurins et les rues Saint-Jacques etde la Harpe, a été surtout occupé par les écrivains,les enlumineurs et les parclieminiers. La rue étroitequi joint les deux grandes voies se nommait, à causede lindustrie qui sy était établie, rue de lEscrive-nerie, ou des Parcheminiers, ou de la Parcheminerie,nom quelle a conservé avec raison, puisquon ytrouve encore des marchands de parchemin. Lautrerue, qui lui est perpendiculaire et se termine a la ruedu Foin, se nommait des Enlumineurs (1371). Sonnom primitif, altéré par lusage, a été fort estropiépar les copistes. Ce nom paraît être Erembourg-de-Brie (1 284), Eremlmrgis de Bria et Braia, d lonlira Bourg-de-Brie, Bourc-de-Brie, Bout-de-Brye etBouttebrie, dernière appellation conservée jusquici. Dans cette rue, et du côté oriental, se trouvaitle collège de Maître-Gervais, fondé, vers 1870, sousle vocable de Notre-Dame -de-Bay eux , par maîtreGervais Chrestien. Il fait partie maintenant, avecdautres maisons, des écoles primaires de la Ville,dans la rue Saint-Jacques. Au coin de la rue duFoin se trouvait une maison portant un écussonsurmonté dune couronne royale ; on lappelait lamaison de la Beine-Blanche. Quelques auteurs ne lafont remonter quà lépoque de Henri II ; mais elledevait être plus ancienne. Deux autres maisons, ducôté occidental, ont des façades et un escalier re-marquables; mais elles sont postérieures à i 38 o.

(i) Cette rue, lune des plus anciennes de Paris ,va de la rue de la Harpe à la rue Saint-Jacques.Elle a encore aujourdhui conservé sa physionomieancienne. Léglise Saint-Séverin borde son côté mé-ridional, sur le tiers de sa longueur. Lautre côtéest bordé de maisons, et, en face de la cave de Saint-Séverin, près du petit passage conduisant au che-vet. on voit une ruelle très-étroite qui dégage toutes

(ibid. p. 175), de la rue Saint-André-des-Arts

les maisons de la rue du Petit-Pont. Cest à pré-sent , et depuis très-longtemps, un cul-de-sac ; maiselle débouchait anciennement dans la rue de laHuchette, et, par une servitude, dans la rue duPetit-Pont, à la quatrième maison en remontant.Ce cul-de-sac se nomme toujours de Sallembriere, etil est fermé par une grille en fer. On fait venir cetteappellation de Saïlle-en-bien (Saliens in bomm), nomdun particulier, ou Faillie-en-Bien (Corrozet). Laruelle allant à la rue du Petit-Pont sappelait ruedes Jardins, ou peut-être des Sept-Chenets.- Ceterrain faisait partie des terres de Laas. La rueSacalie, ou Zacharie, débouche dans la rue Saint-Séverin.

(3) La place Saint-Michel , ou plutôt du Pont-Saint- Michel , était formée par la rencontre des rues duHurepoix, près du fleuve, de lHirondelle, de laClef, tête de la rue Saint-André, par le carrefourde labreuvoir Mascon et les maisons dépendant dupont Saint-Michel . Labbé de Saint-Germain-des- Prés y avait sa Justice, et lon y faisait habituelle-ment des ventes judiciaires.

(,) La rue Gilles-le-Cœur (aujourdhui Gît-le-Cceur ), qui va de la rue Saint-André au quai desAugustins, sappelait, au xiv e siecle, Gilles-Queux(Ægidius coquus ), Guy-le-Queux (nom donne aussià la rue des Poitevins), Villequeux, etc. Au coin,sur le quai, se trouvait 1 hôtel de Sancerre, dit delarchevêque de Besançon . La rue de lIJiron-delle, ou dArondale-en-Laas (isoo), avait, sur soncôté méridional, le collège dAutun , et, de lautre,une maison ayant appartenu à la duchesse d É-tampes; on voit encore des salamandres sculptéessur les clefs. Cétait, en i 38 o, une dépendance delhôtel de Besançon .

(5) La rue Pavée, parallèle à la rue Gilles-le-Coeur, était remplie de grands hôtels. On voyait :

7