LÉGENDE DU PLAN. 51
B. La Tour du Coin (Paris et sesliistor. p. 194), à l’extrémité de l’enceinte de Philippe-Auguste,
en face de la tour de Nesle.
C. Saint-Germain-l’Auxerrois ( d’Auxerre ), église 0 ' (ibid. p. i 83 ).
D. Saint-Honoré, église et son cloître (ibid. p. i 84 ), dans l’ilot du côté septentrional, hors la
Porte.
E. Le For-l’Évêque (ibid. p. 197) et le For le Roy W.
F. Saint-Eustache ou Iluitace, église O' (ibid. p. 18 3 ).
G. Sainte-Opportune, collégiale (ibid. p. 188), sur une petite place près de la rue Courlalon.
H. Les Saints-Innocents, et le Cimetière avec les Charniers (ibid. p. i 83 ).
IL Les Halles et les Piliers' 5 ' (ibid. p. 198).
Magasin de l’Artillerie, ainsi que la Tour et Maisonde l’Engin, qui protégeaient la vanne de déchargedes fossés. Toutes les tours, ainsi que les combles,étaient ornées de girouettes dorées ; les plates-formesdes escaliers étaient dallées et garnies de balus-trades. (Voir Topogi'. hist. du Vieux Paris, t. II.) Lesjardins du nord et les cours n’avaient pas encorel’étendue qu’ils eurent depuis.
(1) Saint-Germain-F Auxerrois remonte à une très-haute antiquité. On l’appela pendant longtempsSaint-Germain-le-Rond. Il était desservi par deschanoines, et il est probable que son cloître avaitété primitivement fortifié. Le monument que nousvoyons aujourd’hui n’existait point eni 38 o; il aété rebâti depuis, en i 5 y 3 . Les rues de l’Arbre-Sec,vers le chevet de l’église, des Poulies, vers la façade,des Fossés, au nord, et le quai de l’École, circons-crivaient l’église et ses dépendances. C’était la partieque les Normands avaient fortifiée en 866, et l’onvoyait encore, en 1 383 , des traces de leurs fosséset de leurs parapets près du chevet de l’église, ainsicjue dans la rue des Fossés. — Au xm' siècle, lesécoles se tenaient au coin du quai de ce nom et dela rue de l’Arbre-Sec. Ces écoles, avant l’établisse-ment definitil de 1 Université, avaient été fondéesdans les cathédrales ou les principaux monastères,afin de préparer les aspirants à l’état ecclésiastique.Elles n’existaient plus en i 38 o, et les marchandss’étaient emparés de la place.
(2) Le For-F Evêque ( Forum Episcopi) , que biendes titres de l’évêché de Paris appellent le Four-FÉvêque (Furnum Episcopi ), était le siège de lajustice de l’Évêque, fort étendue dans cette région.Le For-le-Roi se trouvait dans la rue Saint-Germain,en face du F’or-l’Évêque, comme pour constaterses droits régaliens. Ces édifices existaient nuxm e siècle, et ce qui en restait sur le quai de laMégisserie, dans le siècle dernier, confirmait l’opi-nion qui en faisait remonter la construction au
delà de 1200. — La prison du For-l’Évêque setrouvait sur le quai, entre l’arche Marion et laruelle des Fuseaux , qui descendait à la Seine sousle chemin de lialage.
<3) Cette église apparaît comme paroissiale dès12 2 3 ; auparavant, c’était une chapelle dédiée àsainte Agnès. On prétend même qu’une autre cha-pelle, à l’orient de Sainte-Agnès, aurait été érigéesous l’invocation de Saint-Vitase, ou iluitace. Commela première chapelle est attribuée à un nommé JeanAlais, et qu’un cloaque, ou puisard, situé dans larue Traînée-Saint-Eustache, recouvert d’une pierreélevée formant passerelle, se nommait le Pont-Alais,on pouvait supposer que l’église paroissiale futbâtie au commencement du xm' siècle, plus ducôté de Saint-IIiiitace que du côté de Sainte-Agnès.C’est, en effet, à cette époque que le doyen de Saint-Germain éleva des contestations au sujet des of-frandes des Quatre Fêtes, que lui disputait le curéde la nouvelle paroisse. L’édifice actuel a été bâtien 1 53 q , un peu plus du côté de la rue du Jour.
;4) L’église des Saints-Innocents dépendait deSainte-Opportune ; elle existait déjà au xii° siècle,et il est probable qu’elle fut agrandie ou restauréeà 1 époque où Philippe-Auguste s occupa d’améliorerles Champeaux (les Halles). — Le Cimetiere, étantvoisin du marché qui avait pris un grand accroisse-ment, fut entouré de galeries et de murs destinésà le mettre à l’abri des profanations et même descrimes qui s’y commettaient. Au xm' siècle, il futagrandi du côté de la halle. — La tour octogonale,ou fanal, existait déjà dans l’enceinte funéraire. Ony voyait une fontaine dès le milieu du xm 0 siècle.
<5) Les Halles, qui étaient, au moyen âge, legrandmarchéd’approvisionnementdeParis, se trou-vaient, en i 38 o, déjà couvertes d’étaux, de bou-tiques et d’échoppes; mais il restait toujours lecarreau de la halle, l’endroit libre où les marchandsforains venaient vendre, sans payer autre chose que
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