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J. Le Pilori des Halles et la Lointaine 0 ) ( Paris et ses Ilistor. p. 198).
K. Sainte-Marie-l’Egyptienne, chapelle à l’angle de la rue de ce nom et de la rue Montmartre.
La construction remontait seulement à 1870 environ.
L. Saint-Sauveur, église ( ibid . p. 18 h), au coin de la rue de ce nom et de la rue Saint-Denis
(xiv° siècle).
M. La Trinité (ibid. p. 1 85 ) , hôpital situé rue Saint-Denis, en face de Saint-Sauveur; la chapelle
avait sa façade sur la rue.
N. Saint-Leu-et-Saint-Gilles, église (ibid. p. 1 85 ), rue Saint-Denis ; le chevet, sur la rue Salle-
au-Comte, a été emporté par le boulevard de Sébastopol.
O . Saint-Magloirk et son cloître, abbaye® (ibid. p. 18 5 ).
le droit du roi, tandis que les marchands fixesavaient des places pour lesquelles ils devaient ac-quitter un loyer. Nous avons dit plus haut commentce vaste emplacement avait été d’abord entouré defossés, puis couvert et fermé avec des portes; nousnous bornerons h expliquer ici l’état des construc-tions de toute nature qui couvraient sa surface. Aucentre s’étendaient deux vastes places, entouréesd’abris en bois, sans doute avec toitures en ar-doises, sous lesquels se tenaient les marchands,comme on les voyait, il y a peu d’années encore, àla Halle au poisson et à la Halle aux légumes. Cesconstructions, qui étaient publiques et appartenaientau roi, ne servaient qu’à l’approvisionnement,comme cela se pratique encore aujourd’hui.
Ainsi, l’ensemble des Halles, de la rue Saint-Honoré à la pointe Saint-Eustacbe, espace qui,selon nous, formerait les anciens Champeaux dePhilippe-Auguste , était circonscrit par la rue de laTonnellerie, avec ses piliers ; par la rue Pirouette (ouThèrouanne , ainsi appelée du fief de ce nom), aussiavec des piliers; en retour d’équerre, par la ruedes Potiers-d’'étain, également à piliers; puis parl’ilot de la rue aux Fers et la rue de la Lingerie,dont un côté existe encore. Le côté oriental de cettedernière rue était adossé au Cimetière des Innocents,jusqu’à la rue de la Ferronnerie. — Le Pilori, unefontaine et une croix occupaient le triangle sur larue Pirouette.—La rue de la Fromagerie suivait ladirection de la rue Montmartre, entre deux rangéesd’éventaires couverts. Quant aux autres divisions,elles étaient formées de trois grandes tranches debâtiments : la première comprenant les rues de laCordonnerie, de la Grande et de la Petite-Friperie ;la deuxième, la rue de la Poterie; la dernière, surla rue Saint-Honoré, englobant les rues de la Bou-cherie, dite de Beauvais , et de la Halle-aux-cuirs.C’était de ce côté qu’on rencontrait les balles desmarchands forains ; ils eurent ce privilège jusqu’au
xv c siècle, et ils finirent par l'abandonner. Auxiv 8 siècle, on distinguait les Halles de Douai , deBruxelles, d’Amiens, de Pontoise , de Rouen , deBeauvais , qu’on transforma en étaux de boucliers.— La vente de la marée se faisait alors du côté dufief de Thèrouanne , fief distinct et qu’on appelaitIlcllebick ou Albiclc; c’est plus tard qu’on y fit éle-ver des greniers. Dans la deuxième partie, vers laPoterie , il y avait des jeux de paume, qui y furentplacés probablement au xv e siècle. — Les GrandsPiliers de la rue de la Tonnellerie existaient déjà auxiii 8 siècle, et ils servaient aux tonneliers ; les toiliersoccupaient l’autre côté de la rue.
Comme toutes les maisons h piliers aboutissaientsur les rues de derrière, et que des passages, oudes ruelles très-étroites, donnaient une communi-cation facile à ces îlots, on pourrait dire que lavéritable limite des Halles était la rue des Prou-vâmes ou Prouvelles, la rue Traînée, la grande ruede la Truanderie et la rue Saint-Denis, jusqu’auxInnocents. En i 38 o, la plupart des petites maisonsvoisines de la rue Saint-Honoré 11’étaient que deséchoppes.
(1) Le Pilori, sorte de tour couverte, avec unearmature tournante à la hauteur du premier étage,s’élevait au milieu du Marché à la marée. Une fon-taine était à côté. C’est sans doute de celle-ci, etnon de celle de Jean Goujon , que parlent les histo-riens du xvii 8 siècle. Jaillot, en paraissant croire quecette fontaine existait au xm" siècle, avant celle deJean Goujon , affirme un fait réel qui 11’était pas enquestion. On peut supposer que cette fontaine avaitété construite au xm 8 siècle, et quelle retraçait lecaractère brillant de cette époque.
(2 * Le couvent de Saint-Magloire s’étendait entreles rues Aubry-le-Bouclier, Saint-Denis, Quin-campoix, Saint-Magloire et Salle-au-Comte ; il étaitentouré de tous côtés de maisons de produit, saufau midi, où se trouvait le Saint-Sépulcre. Il conimu-