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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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LÉGENDE DU PLAN.

I . Notre-Dame-des-Champs, église et couvent ® (Paris et ses Histor. p. 221).

J. Saint-Jacques-du-Haut-Pas ® (ibid. p. 222).

K. LHôpital de Saint-Jacques (ibid. p. 222), Clos des Francs-Mureaux

L. Le Pressoir de lHôtel-Dieu ® (ibid. p. 123).

M. Le Séjour de Valois ®.

N. Le Couvent des Cordelières® (ibid. p. 222 ).

(1) Lemplacement de Nolre-Dame-des-Champs, oudes-Vignes, est connu, de temps immémorial, pouravoir été occupé soit par un temple païen ou gau­ lois , soit par une chapelle des premiers chrétiens.Ce couvent, occupé plus tard par les Carmélites ,était situé sur le côté oriental de la rue dEnfer. Eni38o, il était habité parles religieux de Marmou-tiers, qui labandonnèrent un peu après pour leurcollège. Les bâtiments existant à cette époque étaientléglise, le cloître, avec les constructions servant àlhabitation et les dépendances. On attribue géné-ralement la reconstruction des principaux édificesde ce couvent au roi Robert, quon regarde égale-ment comme ayant fait bâtir le château de Vauvert, sétablirent les Chartreux. Ces parties anciennesdisparurent à lépoque lon appropria le local pourles religieuses carmélites de Sainte-Thérèse-dAvila ,cest-à-dire en i 6.

(2> Au xiv' siècle, cette église était la chapelledun hôpital; celle que nous voyons maintenant naété commencée quen i 6 âo. Sous Charles V , lequartier était composé de grands clos et de vignescoupés par des chemins.

(3) Lhôpital de Saint-Jacques existait dès 11 83.En 1286 il en est question; vingt-six ans aupara-vant , un legs avait été fait magistro etfratrïbus Hos-pitalis Sancti Jacobi de Allo-Passu. On a discuté cesdates. Pour nous, nous navons ici quà voir cequétait lhôpital en i38o, époque à laquelle il estbien certain quil existait. Les chevaliers de Saint- Jacques sétaient voués au soin et à lentretien despèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle . Us avaientacquis des terres du Clos du Roi, qui était voisin deleur couvent. Les bâtiments ne remontaient point audelà des dernières années du xif siècle. LhôpitalSaint-Jacques fut donné à la maison de Saint-Ma-gloire, en 1672 ; les bâtiments se voient encore au-jourd'hui dans la rue Saint-Jacques, près de léglisede ce nom; après diverses restaurations, ils ont étéaffectés à létablissement des sourds-muets.

Le clos des Francs-Mureaux sétendait, au midi deSaint-Jacques , du côté de Notre-Dame-des-Champs.

(t; Le pressoir de lHôtel-Dieu était placé à côté

de la ferme du même établissement. Lun et lautreservaient à lexploitation des terres et des clos devignes, appartenant à lHôtel-Dieu, sur les terrainsqui avoisinaient la porte Saint-Michel. Ces pro-priétés furent englobées plus tard dans le palaisdOrléans , aujourdhui le Luxembourg . 11 existeencore, dans lIle-de-France , des fermes et despressoirs de ce genre, dont les bâtiments remontentà cette époque, ainsi que la machine elle-même dupressoir ; ils peuvent donner une idée très-juste dece que pouvaient être ceux de Paris .

(5) Le Séjour, ou lhôtel de Valois, occupait lem-placement du Val-de-Grâce. Cétait un fief nomméle fief de Valois ou de Bourbon, appartenant à lamaison royale. Charles de Valois , fils de Phi­ lippe le Hardi , le possédait au commencement duxiv e siècle. Cette propriété passa ensuite dans lesmains de la branche de Bourbon (i38o). Les jar-dins, les terres et vignes de ce séjour sétendaientjusque dans la vallée de la Bièvre, ils venaientconfiner aux terres de Lourcine et de Saint-Jean- de-Latran , ainsi quaux propriétés de lHôtel-Dieuquon désignait sous le nom de la Santé. Il y avaitencore, près de la rue Saint-Jacques, un manoir,avec quelques bâtiments de service, quand la reineAnne dAutriche y plaça les religieuses du Val-de-Grâce.

!6) Le couvent des Cordelières était situé en larue de ce nom, dans la vallée de la Bièvre, au fau-bourg Saint-Marcel, près de ce quon nommait, auxii° siècle, les terres de Lorcines. Marguerite de Provence fut la principale bienfaitrice de cette mai-son, avec Blanche, sa fille, veuve de Fernand de laCerda. Elle leur donna le châtel de saint Louis, cequi forma le noyau de leur couvent, avec dautresmaisons quelles avaient reçues. Leurs enclos occu-paient, vers 1 38o, toute la vallée, jusquà la Bièvre,et les jardins qui appartiennent aujourdhui auxGobelins. Leur église fut consacrée en i356. Au-jourdhui, cette propriété est divisée et a servi àdiverses industries. Il reste encore, en contre-basdu sol actuel de la rue, quelques vestiges du cloîtreet une petite chapelle dont la voûte peinte repré-