80
11. Rue de la Reine-Blanche, de la rue Mouffetard , ou Saint-Marcel, à la porte de la Barre.
12. Rue de Croulebarbe et le Moulin (P.
i 3. Hôtel Paillard, puis de Coupeaux et de Clamart ; plus tard Clos et Cimetière de Clamart .ik. Le Canal de la Bièvre.i 5 . Le Chemin de Charenton.
i 6. Le Chemin de l’Abbaye Saint-Antoine et du Château de Vincennes.
17. Le Ciiamp-l’Evêque , plus tard Mont-Louis et le Père-Lachaise '-K
18. Le Chemin de Savies et Poitronvilie, depuis Belleville-sur-Sablon.
20. Le Gibet de Montfaucon
le bas de la montagne, parallèlement à la rue deLourcine et au-dessous. Elles renfermaient toutesdeux, jusqu’à la rue des Bourguignons, un pâtéde maisons traversé par la rue des Lyonnais et pard’autres ruelles alors habitées presque exclusive-ment par des ouvriers et des artisans du dehors,comme les noms des rues l’indiquent. Ils profitaientainsi des privilèges du fief de Saint-Jean-de-Latran et de l’hôtel Zone ou Jaune, qui empêchaient l’actiondes corporations sur ce territoire — Aujourd’hui,tout ce quartier est démoli et remplacé par lesboulevards Arago et de Port-Royal; la partie quitouche à la rue Mouffetard doit elle-même bientôtdisparaître.
(1) Cette rue, qui part de la rue Mouffetard , àl’angle sud des Gobelins, et aboutissait, en suivantla Bièvre, à un moulin qui porte son nom, est d’ori-gine très-ancienne. Son territoire dépendit d’aborddu chapitre de Saint-Marcel, puis de celui deSainte-Geneviève. Dès le xin" siècle, il est ques-tion des vignes et plants de Croulebarbe. Quantau moulin à eau placé sur la rivière, il existaitdéjà depuis longtemps à cette époque. Après lexv c siècle, on le trouve quelquefois appelé Moulin-de-Nolre-Dame.
(2) Toute la colline occupée à présent par le ci metière du Père-Lachaise était, au xiv e siècle, unepropriété de l’évêché de Paris ; on l’appelait leMont-1’Evêque , et il y existait une ferme. On peutdélimiter cette terre par les désignations qui ser-virent plus tard à la Folie-Regnault et aux Jésuites ,ainsi que par les premières clôtures du cimetière.
<3) Le Gibet de Montfaucon, qui était la Justicedu Roi, a existé sur l’emplacement où on le trouveau xiv* siècle, et où il avait été établi à une époquequ’on ne saurait fixer. On sait seulement que le
gibet se trouvait en regard des faubourgs de Paris .Son emplacement peut être délimité par les ruesactuelles des Ecluses-Saint-Martin, Grange-aux-Belles et par le quai Valmy. C’était un clos ferméde murs, avec une butte au centre, sur laquelles’élevaient les piliers en maçonnerie, qui portaientles poutres transversales scellées, auxquelles étaientfixés les anneaux des chaînes de suspension. Ily avait seize piliers et deux étages de traverses.Sous le massif de maçonnerie qui portait les piliers,et qui était fermé par une porte placée en avantdes degrés qui conduisaient à la plate-forme, ilavait été ménagé un grand caveau, où se plaçaientles ossements des suppliciés, après l’expiration dutemps d’exposition fixé par la sentence. Ce massifétait assez élevé pour que, du dehors, on ne pûty atteindre. Il y avait, en outre, une maisonnetteavec un gardien. Ce gibet avait été reconstruitsous Philippe le Hardi , dans les dernières annéesdu xm e siècle. A la fin du xiv% il était en très-mauvais état, et l’on fut obligé, sous Charles VI ,de placer dans le clos des potences provisoires.Après le xvi* siècle, quand la construction de l’hô pital Saint-Louis eut amené le peuplement de cequartier, on transféra la Justice du Roi au pieddes buttes Chaumont , où, paraît-il, avait existé uneancienne justice seigneuriale . Ce dernier gibet sub-sista jusqu’à la révolution de 1789 .
Au xiv e siècle, il y avait d’autres justices dansl’intérieur de Paris , dans presque tous les marchéset sur certaines places. On tenait à ce que les exé-cutions eussent la plus grande publicité. Mais lesgibets, c’est-à-dire les fourches patibulaires, où lessupp'iciés devaient demeurer exposés pendant plu-sieurs jours, étaient placés aux carrefours des che-mins en dehors de la Ville.