LÉGENDE DU PLAN.
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2. Le Chemin de Vaugirard P).
3 . Rue du Faubourg-Saint-Jacques ® ( Paris et ses Histor. p. 222).h . Rue de Lourcine et le fief du même nom®.
5 . Le Clos ou Pré dit plus tard de l’Avocat.
6. La Grande Rue Saint-Marcel®.
8. Rue des Fossés-Saint-Marcel, ancienne fortification du bourg; de la rue Mouffetard à la
rue des Francs-Rourgeois.
9. Rue Saint-Hippolyte, de la rue de Lourcine à la rue Mouffetard .
10. Rue des Sept-Voies, plus lard de l’Arbalète®.
(l> La rue de Vaugirard est un ancien chemin dontla direction n’a pas varié ; elle commence à la ruedes Francs-Bourgeois-Sainl-Michel (rue Monsieur-le-Prince), et pénètre jusque dans l’ancien villagede ce nom, dont elle conslilue la principale voie.En 12 56 , on l’appelait rue Valboitron ou Vauboi-tron; son nom actuel lui vient de Girard, abbé deSaint-Germain, qui y fit construire une chapelle.On la nomma aussi rue de la Verrerie et des Vaches.Eu i 38 o, et beaucoup plus tard, c’était un che-min bordé de murs et de rares maisons; aujour-d'hui la rue est bâtie dans tout son parcours.
(2) La rue du Faubourg-Saint-Jacques suit lagrande voie qui traversait et traverse encore Paris ,du nord au midi. Elle paraît avoir eu plus d’im-portance dans ces temps reculés qu’au moyen âge,et même qu’à présent. Toute l’activité s’est portéeau nord, dans la plaine, et la vieille ville, avecses rues escarpées, a plutôt perdu que gagné. Eneffet, on a des raisons de croire que l’enceinte dePhilippe-Auguste laissa en dehors une partie duhaut de la montagne, où les Romains avaient eudes rues et des palais. — En i 38 o, la rue duFaubourg-Saint-Jacques était bordée de nom-breuses auberges et hôtelleries; on y voyait, enoutre, l’hôpital de Saint-Jacques, les manoirs deValois, Notre - Dame - des - Champs, qui autrefoisavaient été des clos.
> 3) La rue de Lourcine ou Lorcines, qu'011 écritaussi l’Oursine, va de la rue Mouffetard au Pont-aiuv-Tripes, sur la Bièvre, au delà du Champ-de-l’Alouette; elle suit, en la contournant, la rivegauche de la rivière. Le fief de Lourcine s’éten-dait sur les hords de la rivière et sur le versantde la montagne Sainte-Geneviève ; il comprenait lefief de Saint-Jean-de-Latran qui, auxii” siècle, étaitdit prope uhnum Laorcinis. On lisait, dans lestitres latins du même siècle, locus Cinerum, qu’011retrouve dans le nom de rue de la Cendrée, aujour-
d’hui rue Poliveau et des Saussaies. Cette voie, quitraverse d’anciens clos, contournait le bourg Saint-Marcel, qui était fortifié, ainsi que nous l’avonsdit; c’était probablement le chemin des Gaulois ,leur route habituelle pour remonter la Seine jus-qu’à Melun . — Le Clos ou Pré de l’Avocat, surle versant, derrière la Santé, était, au xiv' siècle,une dépendance des terres de l’Hôtel-Dieu.
(i) La Grande Rue Saint-Marcel était, au xiv' siè-cle , le tronçon de rue qui va de la Bièvre au Pont-aux-Tripes, à travers le bourg, jusqu’à la portequi se trouvait au-dessus de la rue Croulebarbe,ou des Gobelins. C’est aujourd’hui une partie dela rue Mouffetard . Elle passait entre Saint-Marcel,son cloître et l’église Saint-Hippolyte, et coupaiten deux le Champ-des-Morts, ainsi que le GrandCimetière; puis elle retrouvait plus haut le cheminqui continuait la rue de Lourcine.
(5) La rue Mouffetard s’étend de la rue Contres-carpe (Blainville), sommet du plateau, au bas duversant, puis à la Bièvre et au Pont-aux-Tripes.Passé ce pont, on l’appelait rue Saint-Marcel, ouSaint-Marceau. On lire le mot Mouffetard , ou Mou-felard, de Mons Cetardus, ou Celarius, que portaitla partie de cette montagne regardant la Seine ,au sud-est. Dans les premiers temps, après la con-quête des Francs, tout le terrain compris entrecette rue et la Seine était planté de vignes, ou cul-tivé en terres labourables et vergers; jusqu’à labutte Copeau, il se nommait le Breuil (Brolium).Aujourd'hui, la rue Mouffetard comprend les deuxversants entre lesquels coule la Bievre.
(6) Au xiv' siècle, la rue des Sept-Voies, qui apris plus tard le nom de l’Arbalète, qu’elle porteencore aujourd’hui, allait de la rue Mouffetard à larue des Charbonniers. La maison de l’Arbalète fai-sait le coin de In rue Mouffetard , et la maison deJean de Gannay, chancelier de France , était del’autre côté, vers la (in du xv' siècle. Cette rue suit