20 DISCOURS
xandrie, la pâque fut célébrée par les Juifs jusqu’à la ruine de Jérusalem , le 14de la lune du premier mois, comme au temps de la mort de Jésus-Christ ; et queselon l’évêque Apollinaire de Jérusalem , ce premier mois de l’année coramençoità l’équinoxe du printemps, le,21 mars des Romains. On trouve dans YUranolo-gion du P. Pétau (x) , ces fragments en grec non traduit, qui le prouvent. Je ledémontre également dans ma Dissertation sur le calendrier judaïque. Il est vrai quele second livre des Chroniques ou Paralipomênes rapporte qu’Ezéchias ne célébrala fête de Pâque , que dans le second mois ; mais ce livre ajoute qu’il n’avoit paspu jusqu’alors s’en acquitter. En effet, il avoit commencé son règne dès le pre-mier mois, pendant lequel il avoit purifie le temple profané par son père Achaz.Ainsi ce retard prouve bien plus l’obligation de cette fête dans le premier mois,qu’il ne la contredit.
Achaz et Ezéchias nous rappellent ici leur horloge solaire dont les savars ontvainement tenté de donner une description exacte, d’après les paroles de l’Ecriture,au sujet du retour de l’ombre sur elle-même. Costard (2) soutient qu’elles signi-fient seulement que la vie d’Ezéchias devant être prolongée de quinze années,il reverroit autant de fois l’ombre du gnomon à l’endroit d’où il l’avoit vu partir.Cette solution est assez raisonnable , et répond au dessein qu’avoit Isaïe de tran-quilliser le Roi qui craignoit de mourir ce jour même j car il était malade à lamort, dit l’Ecriture : Chalah Ezéchiau-Lamaouth ( 3 ). Isaïe le rassure en luipromettant quinze années de vie encore ; le Roi lui demanda un garant de cettepromesse. Isaïe lui répondit qu’il n’avoit qu’à choisir, ou que l’ombre continuâtd’avancer de dix divisions, ou qu’elle revînt à pelle d’où elle étoit partie aucommencement du jour. Ezéchias lui dit qu'il prétéroit de voir l’ombre revenueà son premier point ; en effet, il l’y revit, et ce fut pour lui un signe suffi-sant de sa guérison ; il ne s’agit donc que de savoir ce qu’on doit entendre parces dix divisions.
Ni le texte grec , ni le latin de l’ancienne version italique ne parlent d’horloge.Us n’emploient que les mots de degrés , de pas et d’ascensions. Mais quels sontces degrés ? Le texte hébreu n’est pas plus clair sur ce point, il se sert partout
( 1 ) Ou f nv ou» pe^pi rov xvptaxou naQovç , alla xai si ri vnç vçaxrii âluasuç ity»ouXu|z<au mt yeuoptewjs emOusoirectnxuou êafft^Eeoç pupatuv an^avru^ -voctiui» wj. t.w a^uuiuu jaovoç xxiç gsIyivviç o lapaehxnç ^aoç touoptxou éopraÇo natria, toutov «ruvTOfiwî aïto foitttxai. Petr. Episc. Alexaudr. ap. Petav. in Urauolog.
Eut auSx de aypuwxtov xat touto , oti «xa çov exoç t»)î xcctx œuaiu îf xat t ST«p«îoî tou ri),iou tïjv apx EV £ X £et*iv XX" taxa poptxiouç pxprtou firiuoç , c» rj t»ju eaptuxu tatipep tau yivcSai xo iruiupx xo âyiov âia t<uu 0eoyopwviraxspuv sMaÇi. Exxet^w Xotnov xxt ÿ ey.Oîai; rvi taxa yuotu «0 txnpivoç rut ailnvi)ç. Apolinar. Episc,jîierosolym. ibid.
(») llistory of Astronomy. (3) Rcg. L. 11 . c. xix.