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[Première partie.]
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PRÉLIMINAIRE. -. ai

du mot composé maaloth , pluriel de al ah , ascension , quantité dont l’ombremonte. L’ombre remonta donc ! Mais dans quel sens est-elle remontée, et quelleétoit la forme de cet instrument appelée littéralement ascension ? La paraphrasechaldaïquede Jonathan en a dit quelque chose de plus particulier \oua tib iattho -lah beîsourath ében schaua denachetat bemasekàna deachaz schimecha laa-chorohi asar schain ( i). Et reduxit umbram super jiguram lapidis h or arum quibusdescende rat in ascensu Achaz sol retrorsum decem horis: et il ramena l’ombresur la figure de la pierre des heures , de dix heures en arriére , dont le soleil étoitdescendu dans l’ascension d’Achaz ». C”étoit donc une pierre sur laquelle étoienttracées ou gravées des lignes de divisions qui marquoient les diverses longueursde l’ombre d’un style ou gnomon, et ses diverses places pour tous les joursde l’année, et pour les différentes parties de chaque jour.

Il est certain qu’on peut partout, sans aucune théorie de la gnomonique , faireune horloge solaire, d’une surface fixe horizontale ou verticale tournée au midi ,avec autant de facilité qu’on peut tracer une méridienne sans aucune connois-sance astronomique, entre deux longueurs égales de l’ombre avant et après laplus grande hauteur du soleil sur l’horizon. Il suffit d’avoir l’attention et lapatience de tracer, tous les jours de l’année, les courbes décrites par l’extrémitéde l’ombre d’un style ou gnomon planté sur une surface exposée au soleil, etde mener du pied de ce style , des droites correspondantes , de part et d’autrede la méridienne, qui par leurs points d’intersection avec ces courbes, don-neroient les parties de l’année et celles des jours pour toutes les années sui-vantes, par les retours successifs et constamment renouvelés, de l’extrémitéde l’ombre à ces points. Mais les juifs ne connoissoient pas les heures , au tempsd’Achaz et d’Lzéchias, car Daniel qui vécut après eux, est le premier desécrivains juifs qui en fasse mention. La paraphrase chaldaïque de Jonathann’est pas le texte hébreu des livres des Rois. Revenus de la captivité de Babylone,les juifs n’entendoient plus leur langue originaire. Esdras et les prêtres en »lisoient le texte au peuple , et des lévites le lui expliquoient en chaldéen ousyriaque. De là nous viennent les paraphrases on targum d’Oukelos sur le Pen-tateuque , et de Jonathan sur les livres des Rois. Or ce Jonathan vivoit, selonles rabbins, du temps d’Esdras. Il est donc vraisemblable que sa paraphrase estl’explication même qu’il donnoit aux juifs, du texte hébreu, et comme il avoitvécu, ainsi que Daniel, à Babylone, ils y ont connu la division horaire dujour, comme Achaz avoit reçu des rois de cette ville, l’horloge solaire dont ilest ici question. Ezéchias voulut voir l’ombre revenue à la division d’où elle étoitdescendue de dix , et en voici la raison : Sous le parallèle de Jérusalem, le plus

(i) Bibl. Polyglott. Wallon. T. n. rcg. h ( iv ), c.xx. v. 9. 10, elc.

D. P.

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