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[Première partie.]
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DISCOURS

aG

qu’ils étoient autrefois, si nous avions communication d’un plan de l’ancienneBabylone, que l’on dit exister chez le roi de Perse. On en lit, dit-on , la décou-verte d’une manière assez singulière pour trouver place ici (i)„

« Un des amis du malheureux Constance , premier ministre du Roi de Siam ,et mis à mort par ses courtisans envieux de sa faveur et mécontens de sesliaisons avec les Français, que Louis XIV y avoit envoyés pour le commerce,s’étant sauvé à Erivan, après la mort de ce ministre, s’y retira clans cette tourqui étoit abandonnée. Dès la première nuit il fut éveillé par un serpent énorme ,contre qui il se défendit en jetant des cris qui firent accourir à son secours. Leserpent s’enfuit dans son trou ou on le tua a coups de pierres , et ces pierres entombant firent entendre un son qui attira les personnes présentes ; on vit quele son provenoit d’une table de cuivre sur laquelle les pierres tomboient. On laporta au monastère des Trois-Eglises, qui la paya au fugitif, et la fit remettreau roi de Perse ». Mais cette table n’offrant pas sans doute, la vue de l’antiqueBabylone, ne pourrait pas nous éclairer sur la vraie place de l’ancien obser-vatoire , cpii est néanmoins tout ce que nous cherchons.

« Le 14 avril i 8 i 5 , dit Ëerchtold-Arwitz, voyageur allemand, nous arrivâmesdès le lever du soleil sur la vaste plaine de l’antique Babylone, et nous y plantâmesnos tentes pour nous mettre â l’abri des vents brulans de ces déserts. Pendantque nous dormions, quelques-uns des nôtres nous avertirent des partis d’Arabesbédouins qui rôdent en assez grand nombre sur les bords de l’Euphrate et du Tigre,et une de nos védettes venant m’avertir de l’approche de deux de ces Arabes, jeme sentis tout-à-coup frappé à l’épaule , d’une balle qui m'effleura l’os du bras jc’étoit un de ces voleurs qui m’avoit atteint d’un coup de mousquet 5 toute macompagnie y répondit par une salve de mousqueterie qui les mit tous deux enfuite, mais après qu’ils m’eurent dévalisé dans la citerne sèche, où ils in’avoienttransporte apres m avoir blesse. Quand je lus panse, nous descendîmes dans lesdétours de cette citerne a la lueur des flambeaux, nous parcourûmes une routeconstruite de briques, dont l’entrée étoit obstruée par des décombres, où crou-pissoient des eaux fangeuses dans des cavités pleines de reptiles venimeux. Nousvîmes dans des niches , des coffres de plomb fermés et soudés. Nous les ouvrîmesà coups de haches, et nous y trouvâmes des épées , des boucliers , des fers fielances et autres armures semblables à celles qu'on voit sur les bas - reliefs dePersépolis. Nous ne pûmes pas douter que ces souterrains ne fussent ceux de lacitadelle de Babylone , où coinmandoit Bagophanes, quand Alexandre le Grandentra dans cette capitale de la Chaldée ».

L’auteur de cette relation, ne dit pas si ce lieu étoit à l’occident ou à l’orientdu fleuve. Dans le premier cas , ce serait le Birs-Nemroud ; dans le second , ce

(1) Babylone et ses merveilles.