PRÉLIMINAIRE. a 7
seroit le Kasr ou le Mujeiibé. Dans le doute où nous laissent ces relationssi diverses sur la place de l’observatoire des Chaldéens, à l’orient ou à l’occi-dent de l’Euphrate, je termine cette discussion par un plan levé sur les lieuxmême de l’emplacement de Babylone., avec une représentation du Kasr, au fron-tispice, dans laquelle se montre l’arbre romantique qui semble répandre encoreun reste de vie sur le tombeau de la plus ancienne ville du monde ; et j’ai misen tête de ce discours, deux vues opposées du Mujeiibé , où quelques-uns placentl’observatoire de Babylone.
Mais je ne quitterai pas cette métropole de l’astronomie, sans parler de quel-ques-uns des précieux débris qu’on en retire encore $ de ce nombre est unepierre ovale sur laquelle on voit des figures gravées en creux avec l’an-cienne écriture des Babyloniens. « Cette pierre ( 1 ) est de forme irrégulière, elleest noire j cassée et effacée en partie, et d’environ un pied en longueur, etde sept pouces et demi en largeur. On regarde les figures qui y sont gravées,comme représentant le zodiaque des Babyloniens ; on ne peut plus lire quequelques lignes de l’inscription qui couvroit la partie inférieure de cette pierre.Ses caractères sont de la première sorte d’écriture babylonienne cytnéïforme ,c'est-à-dire , en forme de coin ou de pointe de flèche ».
Cette écriture fait tant de bruit depuis quelques années parmi les savans ,qu’il est bien juste que j’en dise quelques mots, et même que je la représenteici, puisqu’on est bien sûr qu’elle fut en usage à Babylone , et que ce fut sansdoute en ces caractères que furent inscrites les observations astronomiques desChaldéens, envoyées de Babylone, par Callisthène, à Aristote, et par conséquen tcelles que Ptolémée nous a transmises.
Chardin donne un ectype de cette écriture dans sa description des ruines dePersépolis, et il assure que ce sont les caractères de l’ancienne langue desPerses, qui n’est pas même plus entendue que ces lettres par les Guébres, quisont leurs descendans. Corneille Lebruyn, qui a visité ces ruines après Chardin,qu’il critique, représente ces anciens caractères dans le 4 e volume de sesvo y a g es ; et la planche qu’il en a fait graver , les montre semblables à ceuxqu’on voit dans Chardin , Pietro Dellavalle, et les voyageurs plus modernes.Il dit comme Chardin , que la ciselure en est aussi parfaite que s’ils étoient nou-vellement faits, ce qu’on doit attribuer à la dureté de la pierre du rocher où ilssont taillés, et il ajoute qu’aucun des Guébres à qui il s’adressa pour se les faire
(i) T’is a Black slone of an irregular Shape ( in part broken and defaced ), about oue foot inlength and seven and half iuches in breadth, the figures on it bave been supposed to represent thezodiac of the Babylonians. What is ail that is now legible ot the inscription, winch covcrcd llielower part of the stone , is in tke first species of Babylonian cuneiform writing, resemsliug this inthe royal Librairy at Paris. This stone was brought to me by a pcasant while i was examinigtlier ruins of Bahylon. ( Rich,'mcm. II. )..