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[Première partie.]
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ÉPOQUES. 63

Ce que dit Ptolémée de l’harmonie musicale des corps célestes, a rapport à cequ’en dit aussi Cicéron dans le songe de Scipion : Summus Me cœli stelLifer cursus ,cujus conversio est concitatior, acuto et excitato movetur sono ; gravissimo autemhîc lunaris atque injimus, nam terra nona immobilis manens ima sede semperhaeret complexa medium mundi locum. Illi autem octo cursus , in quibus eademvis est mercnrii et veneris ( quae Saturni , Jovis et Mariis , ) Septem ejficiunt dis-tinctos intervallis sonos , qui numerus rerum omninum Jere nodus est... Hoc sonituoppletae aures homnium obsurduerunt. Hic est ille dulcis sonus qui intervalliseonjunctus imparibus , sed tamen pro rata porlione distinctis impulsu et motu ipso-rum orbium conficitur , qui acuta cum gravibus temperans , varios aequabilitercortcentus efjicit.

M. T. Cicer. Somn. Scip.

J’ajouterai ici, pour terminer, ce qu’on lit dans Macrobe à ce sujet, dans sonsecond livre sur le même songe de Scipion.

In cœlo autem constat nihil fortuitum , nihil tumultuarium provenire , sed universaillic divinis legibus et stata ralione procedere, ex hac inexpugnabili ratione collectumest musicos sonos de sphaerarum cœlestium conversione procedere : quia et ■onumex motu jieri necesse j et ratio quae divinis inest , jit sono causa modulamiuis. HocPythagoras primus omnium graïae gentis hominum mente concepit. Et inlellexitquidem compositum quiddam de sphœris sonare , propter nccessitatem ralionis quœà cœlestibus non recedit.

Macrob. de S. Scip. L. n.

Mais Aristote avoit déjà dit, dans son second livre de Cœlo : <î>avepov iïè ex rovxuvou xou x o (pavai yiveuQai cpepop.evav appoviav co; tjupitpcüvcüv yivopev&iv tcov 'Jpopm , xopjj»; p.evei-pr,xat kcu irepixuài vko xuv enxovxoiv ou pju outwys ïyzi x o a).yj0s;, x. x. X.

« Il est évident, d’après ce qui précède, que ceux qui disent que ces corpsm is en mouvement produisent une harmonie par l’accord de leurs sons, avancentune opinion aussi hasardée, que destituée de raison. Car il n’y a pas la moindrevérité dans cette assertion.... etc. »

Snnplicius ajoute que les Pythagoriciens la soutenoient, parce que leur maîtreentendoit cette mélodie céleste, comme si les corps ne pouvoient pas être mis enmouvement sans faire du bruit. Ce qui est faux, puisque dans cette opinion, lemât d’un navire qui vogue, devroit produire un certain son, que pourtant onn’entend point. De même les planètes qui circulent dans le fluide éthéré, nerendent aucun son, car nous l’entendrions s’il en existoit, tant il seroit fort etaigu, à cause de leur masse et de la rapidité de leur course. Mais Platon a ren-chéri sur Pythagore , en supposant dans les planètes autant de sirènes qui, parleurs chants, forment un coqcert parfait de musique. Rêveries que le juif Phiionn a pas manqué d’adopter dans son livre des songes. H.

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