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[Première partie.]
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MÉMOIRE

SUR LES CONNOISSANCES ASTRONOMIQUES

DES CHALDÉENS,

IAT EN SÉANCE PUBLIQUE, LES 19 ET 3 4 JANVIER l8i5,

A l’académie ROYALE DE PRUSSE,

PAR M\ IDELER,

MEMBRE DE CETTE ACADÉMIE, ET PROFESSEUR D’ASTRONOMIE A BERLIN;

TRADUIT DE L’ALLEMAND.

L’objet que je soumets ici à une nouvelle recherche, est un de ceux sur lesquelsl’opinion des savans ne s’est pas encore fixée. Pendant que Bailly , et avec lui plu-sieurs étrangers qui se laissent éblouir par les phrases et les traits d’esprit de cethistorien de l’astronomie, ramassent en un corps de doctrine, auquel les Grecsmême ne pouvoient guère ajouter , les notions qu’ils trouvent éparses et en petitnombre dans les écrits des anciens, sur l’astronomie des Chaldéens, on entendsouvent des Allemands soutenir « que les prétendues observations des Chaldéensqui ont précédé les théorèrifes géométriques découverts par les Grecs, sont, sinonincertaines, au moins très-peu déterminées. » On va jusqu’à demander quellespeuvent etre les preuves des plus anciennes connoissances astronomiques des Chal-déens et des Egyptiens , le culte des astres, les observations de quelques éclipses ,et peut-être un cycle fondé sur ces observations, ou au moins quelques essais dedétermination de la longueur de l’annee, ne pouvant nous autoriser suffisammentà chercher si les Chaldéens ont véritablement possédé cette sorte de connoissance,vu qu’il n’est parlé nulle part de supputation du temps, de hauteur du pôle, etde tout ce qu’on met au nombre des élémens qu’exigent les observations et lecalcul. Enfin, on se retranche à dire « que les Chaldéens ayoient bien, au rapportde Pline et de Simplicius, des observations qui remontaient à huit siècles avant notre