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[Première partie.]
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semblables observations sur les autres astres, pendant plusieurs années, et ilen est venu un très-grand nombre à notre connoissance (i).

On croira sans peine que les Chaldéens , par qui l’astrologie a été réduite ensystème, ont soigneusement observé outre le soleil et la lune, les cinq planèteset les étoiles, leurs levers et leurs couchers } quoique Diodore (2) ne le dise pasexpressément ; car il s’en trouve çà et là bien des motifs pour le présumer j parexemple, quand Ptolémée (3) traitant de l’arc de vision des planètes, dit quec’est sous le parallèle de 14 heures i5 minutes, qu’ont été faites la plupart et lesmeilleures des observations, il a voulu parler des Chaldéens qu’il place dans levoisinage de ce parallèle. Et suivant Théon (4) les calendriers ou parapegmesdes anciens, dans lesquels étoient marquées les levers et couchers annuels desétoiles avec les variations de la température, étoient une invention chaldéenneou égyptienne.

A ces notices sur les connoissances astronomiques des Chaldéens, je pourroiseucore en ajouter d’autres que je laisse à l’historien de l’astronomie à rassembler,parce qu’elles ne nous sont données que par des écrivains moins dignes de foi,et qu’elles concernent des découvertes, des propositions et des opinions surlesquelles les Grecs ont évidemment des prétentions plus constantes; ce que j’aidit suffira pour convaincre tout homme instruit, que les Chaldéens ont dûposséder un développement déjà assez formé de cette astronomie qui a pourobjet les mouYemens apparens des corps célestes.

EXAMEN

DES SEPT PLUS ANCIENNES OBSERVATIONS CilALDÉENNES,COMPARÉES AUX TABLES ASTRONOMIQUES ACTUELLES.

PREMIERE OBSERVATION.

Almageste grec etfrançais , L. IV. p. 244. ,

« Des trois éclipses anciennes que nous avons choisies parmi celles qui ont étéobservées à Babylone , il est écrit que la première arriva dans la première annéede Mardocempad, du 25» au 3o du mois égyptien thoth. Elle commença , est-il

( 1 ) Ô(/oi«uc 3e xxl Ttspt tou; aW.ov; içipx; \s<pou>nv o\ irâ>at TSTvpvxore; èx nlsiçüv stov aiymuot xai gagu-

toi’ 7rxp’ m ko il?.; ir ùçei; è%oy.îv itspi sxa 7ÛV tmv àçspoiv. J’ai substitué , suivant la juste remarque deM. Buttmann , nvçetç à niçsiç.

( 2 ) II. 3o et 3i. (3) L. XIII. Th. u.

(4) Ad arat. dios. v. 20 .