77 8 MÉMOIRE SUR L’ASTRONOMIE DES CHÀLDÉENS.
• temps modernes. Je les ai généralement employées, et j’ai fait d’après elles tousces calculs avec toute la rigueur possible : mais, à ma grande surprise, j’aitrouvé par l’épreuve que j’en ai faite, qu’elles représentent ces anciennes obser-vations moins exactement que ne le font les tables de Mayer. Par exemple, pourla première de ces éclipses, j’obtiens par les tables astronomiques publiées parle bureau des longitudes en 1806, ce qui suit :
Pleine lune vraie le 19 mars 721 avant J. C. à 6 h 39'. 5 i". s. t. m. à Paris.
Longitude vraie de la lune rapportée à l’écliptique. 5 * . 21 d . fâ. ij".
Lieu du nœud ascendant.. 5 .21 . 25 '. 56 ".
«
Latitude boréale de la lune. 2 . 3 .
Augmentation horaire de cette latitude. 3 . 2.
Mouvement horaire de la lune dans l’écliptique. 3 i . 29.
Mouvement horaire du soleil. a . 26.
Demi-diamètre de la lune. i5 . x3.
Demi-diamètre du soleil. i 5 . 55 .
Parallaxe horizontale de la lune. . 55 . 45 .
Demi-diamètre de l’ombre de la terre.. ..• . •.4° . 39.
Equation du temps. 4- 10 . 10.
D’où il suit que le commencement de cette éclipse se lit à 7 h 21', et son milieuà 9'’ 16' du soir, temps vrai à Babylone.
On voit que les temps du commencement et du milieu s’écartent ici un peuplus de l’observation, que Ceux que j’ai trouvés par les tables de Zach et deMayer, mais cela ne m’auroit pas déterminé à préférer ces dernières, si les qua-trième , sixième et septième pleirie-lunes , qui suivant les tables de Mayer, ainsique d’après l’observation, donnent une éclipse foible, n’en donnoient aucunepar les tables de Burg; parces dernières en effet, je trouve les latitudes de lalune d’une quantité entre 5 et 7 minutes, plus grandes que par les premières ;dans la quatrième, de 6' 17"; dans la sixième, de 5 ' 38 "; et dans la septième,de 5 ' 2"; ce qui porte la lune trop loin de l’écliptique, pour qu’il y ait pu sefaire une éclipse. La cause de ces latitudes trop fortes réside dans ce que lesnœuds de la lune sont plus éloignés des points de l’opposition, que par les tables deMayer. Si les éclipses qui ont accompagné ces pleines-lunes, avoient eu les gran-deurs données par Ptolémée, les nœuds de la lune auroient dû être, dans laquatrième, de i d 56 '; dans la sixième, de 1 d 37'; et dans la septième, de i d 4 z'plus à l’occident. Quoiqu’on ne puisse pas s’appuyer avec certitude sur ces données ,il me semble pourtant évident que le mouvement séculaire des nœuds de la lune ,que les tables de Burg font de 4‘ i 4 J 11' 4 2 '» doit être diminué d’environ deuxminutes. Je recommande cet objet, que je ne fais que toucher ici en passant, auxrecherches des astronomes.