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[Première partie.]
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SUR LE CYCLE DE MÉTON. 189

pond au 27 juin, jour du solstice d’été, il s’ensuit, comme on le voit claire-ment, que la supputation civile du temps employée par Méton, ne s’écartoit duciel que d’un jour ou de deux tout au plus. Jamais l’écart n’a été plus fort, à cequ’il paroît par ces mots de Cicéron (1) : Est consuetudo siculorum caeterorumquègraecorum quôd suos dies mensesquè congruere volunt cum solis lunaeque ra~tione , ut non numquani si quid discrepet , exirnant unum aliquem diem , autsummum ., biduum ex mense , quos ilii e^at-pEffipouç dies nominaut : item nonnun —quarn uno die longiorem faciant aut biduo.

Je passe maintenant à la seconde partie de cette recherche, à la question desavoir quelles étaient les années de l’ennéadécaëtéride qui étoient composées detreize mois. Géminus, le seul écrivain qui ait traité de cette période avec quelquedétail , nous laisse sur ce point dans une profonde obscurité. Scaliger (2) croit pou-voir arranger les mois embolimes de manière que jamais le 1 hécatombæon n’aitreculé avant le solstice d’été, et d’après ce principe il fait de la seconde année,une année intercalaire ; cette opinion est appuyée sur un passage de Platon , dansle livre VI des loix, où il parle de l’assemblée des nouveaux archontes et ducommencement de l’année après le solstice d’éte. Mais outre que Corsini a déjà (2)“remarqué que Platon ne parle pas, dans ce passage, des formes qui existoienteffectivement à Athènes , mais d’une nouvelle constitution républicaine de safaçon, il me semble que tout ce qu’on peut conclure de ses paroles, c’est qu’alorssuivant la règle , l’année attique cominençoit après le solstice d’été. A ce passage ,on pourroit en opposer un autre de Théophraste (o), ou les expressions voir(jxipôyMpiwvo; y.xî iy.xzo[j.êztMvo4 , et Ttpo tpoTrwv p.izpov v vito TpoTtot^ se lisent comme deS'déterminations synonymes du temps. Mais je fais peu de fond sur tout cela. Ily a qnelque chose de bien plus décisif, c’est que dans la période callippique quin’est qu’une continuation de celle de Méton, le commencement dé l’année doitavoir quelquefois précédé le solstice d’été. Ptolémée cite en effet une occultationdes pléiades par la lune, observée par Timocharis le 8 anthestérion de la 47*année de la première période callippique ( 4 ). La date égyptienne jointe à cettedate attique , donne le 29 janvier 283 avant Jésus-Christ ; anthestérion avoitdonc commencé le 22 janvier de cette année ; et comme c’étoit le huitièmemois attique , on voit sans peine quelle durée on doit lui donner ainsi qu’auxquatre mois suivants , pour que l’année immédiatement prochaine après eux,commence avant le solstice d ete, qui, cette annee, arriva le 26 juin. Scaliger asenti la force de cet argument, et pour leluder, il fait de cette 47 e année, uneannée intercalaire, et il suppose que Callippe a transporté le mois intercale, dumilieu de l’année , à la fin 5 en sorte que dans cette annee on compta deux mois

( 1 ) Actio JJ in Verr.

( 2 ) Can. Isag. III. (3) F. A. II. (4) Alm. L. VII, p. ai.