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[Première partie.]
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SUR LE CYCLE DE MÉTON. i 9 ï

Callippe établirent une période toute différente, qui fut celle de dix-neuf ans.Ils remarquèrent en effet, qu’en 19 années sont contenus 6940 jours ou 235 mois,en y comprenant les sept à intercaler. Ainsi, selon eux, l’année a 365 ^ jours,et de ces 235 mois, ils en font 125 pleins et 110 caves, de sorte que les mois caveset les pleins n’alternent pas toujours entr’eux , mais quil y a quelquefois deuxmois pleins de suite : ordre conforme à la nature des mois lunaires, et qui ne setrouve pas dans l’octaëtéride ; mais le motif pour lequel des 235 mois , ils en firent110 caves, ce fut que 235 mois de 3 o jours faisant ensemble 7o 5 o jours, pourles réduire à 6940, il falloit en retrancher 110, ce qui fit 110 mois qui avoientchacun un jour de moins que les autres ; et afin de répartir le plus égalementpossible les jours exairésimes ( à retrancher ), ils divisèrent 6940 par no, etla division leur donnant 63 , leur indiqua qu’il falloit ôter le 63 e de tous les 63jours contenus dans les 6940 , non pas absolument le 3 o e des mois, mais le jourqui tombant le 63 e , est nommé exairésime. Dans cette période les mois paroissentêtre bien pris, et les mois embobines ordonnés conformément aux phénomènescélestes ». Ainsi parle Géminus ; et ce qu’il ajoute, concerne le perfectionnementdu cycle de Méton par Callippe, objet dont je parlerai dans la suite de ce mémoire.

Dodwell, qui de tous les chronologues s’est le plus attaché à suivre Géminusà la lettre, interprète ce passage de manière à faire, en partant du commen-cement de la période, un exairésime de chaque 63 e jour, de sorte qu’en faisant,suivant la règle, tous les mois de 3 o jours, le troisième jour du troisième mois ,le sixième du cinquième, le neuvième du septième, le douzième du neuvième,et ainsi de suite, étoient exairésimes. D’après cela, selon lui, les Athéniens faisantusage du cycle de Méton, n’eurent dans la première année , ni un trois boëdro-mion, ni un six maiinactérion , ni un neuf gamélion, ni un douze élaphébolion,ni un quinze thargélion ; dans la seconde année, pas de dix-huit hécatombæon ,etc. Callippe , ajoute-1-il, a tellement changé la méthode dans sa nouvellepériode , qu’à la vérité il a fixé de la même manière l’arrangement de moiscaves, mais aussi que pour l’exairésime, il a toujours pris, comme cela se pra-tiquoit auparavant dans l’octaëtéride , le iïevxépx cpBtvovxoç, avant-dernier jour dumois, ensorte que ce jour n’étoit pas compté dans les mois caves.

Corsini ne peut pas concevoir pourquoi Dodwell a fait différer Callippe deMéton, en ce point. Il est évident que c’est pour ne pas faire mentir une noticedonnée par Proclus dans ses notes sur Hésiode (1), Ce scholiaste dit qu’Hésiodecommence par la rptazàî, jour de la conjonction vraie, lequel est tantôt le trentièmejour effectivement du mois, tantôt le vingt-neuvième, quand le jour précédenta été omis ». Il se peut qu’il y ait eu dans la Grèce des états pour lesquels cette

(1) Op. et dies. v. 76.