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notice étoit vraie. Mais pour Athènes elle ne pouvoit être que fausse, carPollux (i) > qui en matière de faits historiques a plus d’autorité que le mathé-maticien Proclus , nous dit que les juges de l’aréopage siégeoient et tenoientaudience pendant trois jours consécutifs en chaque mois, savoir, le quatrième,le troisième et le deuxième comptés en remontant de la lin du mois.
De savoir lequel des jours des mois caves étoit l’exairésime chez les Athéniens,ce n’est pas chose aisée, c’est même une des questions les plus difficiles de lasupputation des temps en Grèce. Tout bien considéré, l’opinion de ThéodoreGaza etdePétau, que les Grecs nommoient Ssxùxyi le 21 e jour compté de la findes mois pleins, et èvvaxrt <p 8 îvovxoç ce même jour dans les mois caves, est toujoursla plus vraisemblable. Elle a pour elle non-seulement l’exemple des Romains,qui en ce point, comme dans toute la disposition de leur année sous les dé-cemvirs, doivent avoir pris pour modèle la supputation attique, mais encoreun passage du scholiaste sur les Nuées d’Aristophane. Il y est dit (1) que lesAthéniens appeloient le jour qui suit le vingtième du mois , ou hiïexohy ÿdùovxoç ,ou iïextxxri, ou ivvàvn, ou oyiïori, selon la longueur de chaque mois. Il ne pouvoitpas à la vérité se trouver dans le cycle de Méton, un onzième ni un huitième,mais bien dans l’ancienne octaëtéride, quand elle s’étoit déviée, et que parl’addition ou la soustraction d’un jour ou deux, il falloit la remettre en har-monie avec le ciel. L’endroit cité par Corsini (2), du discours de Déinosthênede falsa legatione , où le iïsxccxri ySivovro; est allégué comme l’iqepa du 20 sciro-phorion, prouve bien contre Pétau, que ce mois n’étoit pas cave, mais nonque dans les mois caves l’êvvKxr, ftitvovxoç n’ait pas pu suivre le vingtième du mois.Démosthène peut parler d’une année dont le mois scirophorion avoit 3 o jours ; eten effet, Corsini montre dans un autre endroit ( 3 ), que 1 an 2 de la 108 eolympiade est censé celui où, comme dans la dixième année du cycle de Méton,le mois scirophorion avoit selon moi 3 o jours. Ulpien fait à la vérité la remarquesuivante sur cet endroit de l’orateur : « Les Athéniens comptent les jours desmois à rebours après le vingtième, en ajipelant le 21 e (Jszarvi, le 22 e èvvxxvt , le 23 ®oySi y], et ainsi de suite jusqu’à la xpixxdç ». Mais on voit qu’il n’avoit dessein qued’expliquer le àexàxn yûîvovxos du texte , et qu’il n’avoit pas besoin de dire commenton faisoit pour les mois caves , chose qui peut-être a totalement échappé à cescholiaste ignorant.
Je me tiens donc pour pleinement convaincu de la justesse de l’opinion énoncéeplus haut, jusqu’à ce qu’on m’ait produit des autorités qui la détruisent, etqu’on ait établi quelqu’autre supposition sur la manière de compter les jours
( 1 ) Oiion.ast. "VIII.
(2) A(l. V. II2Q.
(a) F. A. II.
(3) F. A. III,