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[Première partie.]
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SUR LE CYCLE DÉ MÉTON. iq 5

faut pas prendre pour date de ce fait, la date julienne qui dans la table répondà la date attique, mais la suivante.

Je regrette de ne pouvoir prendre aucun fait connu, dans toute la durée deshuit premiers cycles de Méton , qui soit lié à une date attique, et dont la datejulienne puisse être déterminée avec une entière certitude j un pareil fait seroitla pierre de touche du canon que j’expose ici. Les seuls par lesquels je puisse lemettre à l’épreuve, sont trois observations astronomiques et une inscription ;je vais les produire avec quelques détails.

L’Almageste fait mention de trois observations d’éclipses de lune, faites àBabylone par un inconnu, et dont les temps, probablement par suite d’uneréduction postérieure, sont déterminés, partie en dates égyptiennes liées àl’ère de Nabonassar, partie en mois attiques et par archontes. La premièresous l’archonte Lhanostrate , en posidéon ; la seconde sous le même archonte,en scirophorion 5 et la troisième sous l’archonte Evandre, le premier posidéon.Les dates égyptiennes, dont la réduction n’est sujette à aucun doute, prouventque la première est arrivée le matin du 2.3 décembre de l’an 385 avant notreère j la seconde, au soir du 18 juin de l’année suivante 5 et la troisième, dansla nuit du 12 au i 3 décembre de cette dernière année (2). A ces dates répondent,suivant les deux premières tables , le 14 posidéon de la 12 e année du 3 e cycle deMéton ( 2 e de la (79 e olympiade ) , le 14 scirophorion de cette même armée , etle 14 du premier posidéon de l’année suivante. Comme les éclipses de lunedévoient arriver les 14 e ’ jours des mois attiques , si ces mois s accordoient avec leciel , ce qui avoit lieu encore dans le 5 e cycle de Méton , il est clair que cestrois observations confirment ce que j’ai avancé et exposé jusqu’à présent, cequi ne pourroit être, si au lieu du i 5 juillet, j’eusse pris le 16 pour époque dupremier cycle.

Avant que de parler de l’inçcription , je dois dire quelque chose des prytaniesd’Athènes ( 3 ) , objet important pour la supputation du temps, et que Scaliger ,par un effet de sa fausse théorie de l’année grecque, a mis dans une confusionextrême.

Depuis Clisthène ( dans la i ere année de la 67 e olympiade), il y eut à Athènesdix (pv).ai , tribus, dans chacune desquelles on choisissoit, chaque année, cin-quante hommes, nommés prytanes , qui composoient ensemble le conseil des

(t) L. IV. p. 27!!, 276 et 278, où au lieu de : le premier jour de posidéon, il faut lire: le premierposidéon. Ii.

(2) Dans le volume /\i des Mémoires de l’Academie des Inscriptions, le Catalogue des Eclipsesdressé par Pingré, 11’en marque pourtant aucune de lune, du 12 au i 3 décembre de cetteannée j niais une au 1 décembre. II.

( 3 ) Extrait en grande partie, des Fasti Attici de Corsini, d. n.

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