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MÉMOIRE
près du dernier mois plein, fàisoit à la fin de chacun des quatre cycles, unCanon de Méton. Cette table doit être regardée comme un calendrier perpétuelde Callippe , car puisque la durée de l’année solaire que Callippe a prise pourbase, s’accorde avec celle de l’année julienne , et que sa période de 76 ansest commensurable avec la période julienne intercalaire, il s’ensuit que les datesdu 1 hécatombæon reviennent avec chaque période sans aucune variation.On n’a donc besoin, pour faire usage de cette table, que de savoir pourchaque année des olympiades, quelle quantième elle est dans la période. Celase trouve aisément par la règle suivante qui est fort simple : de l’année don-née, retranchez l’an 2 de la 112 e olympiade, lequel précède immédiatementl’époque callippique , réduisez en années les olympiades entières qui en résul-tent , et ajoutez-leur les années simples qui restent de moins qu’une olympiadeentière : la somme, diminuée de 76 autant de fois que ce nombre s’y trou-vera , est l’année callippique cherchée. Par exemple, pour réduire l’an 3 de la140 e olympiade, on obtient d’abord 1*28' ol., ou u 3 années, d’où ôtant 76 unefois, reste la 57 e année de la seconde période ; et pour avoir les années corres-pondantes avant Jésus-Christ, on se fera aisément ù soi-même une règle.
Pour éprouver cette table, (1) je prends quatre observations d’occultationsd’étoiles faites à Alexandrie par Timocharis, et conservées par Ptolémée, Lapremière est de la 36 * année de la première période callippique au matin du 25posidéon j la seconde est de la même année au soir du i 5 élapbébolion j latroisième est de la 47 e année au soir du 8 anthestérion ; et la quatrième de la 48*année au matin du 6 compté de la fin de maimactérion. A ces dates répondent,suivant la 3 e table qu’il faut comparer avec la i re , le 21 décembre 295 avantJésus-Christ, le 9 mars 294, le 29 janvier et 9 novembre a 83 j ce sont les joursque donne la réduction des jours des mois égyptiens que Ptolémée a joints à lacitation de ces observations. Mais je dois remarquer que dans la dernière, j’aichangé le pyanepsion de l’Amageste en mai'mactérion, parce que je me suisconvaincu d’après les recherches de MM. Buttmann et Barthelemi, que jamais enaucun temps pyanepsion n’a été le cinquième mois attique, quoiqu’ici seule-ment , il puisse passer pour l’être (2).
JJodwell croit que la période de Callippe étoit aussi employée dans l’usage(1) Àlm. L. vu, p. 21 , 23 , 2i, 2G.
(OV.p. 3 o de ma'Dissertation II, une note où je partage l’opinion de M. Tdelcr , sur la placede maimactérion avant pyanepsion. Mais ayant trouvé dans les M' 1 '. grecs de rAlmag'’sle, pyanepsionpour cette observation, je n’ai pas dû me permettre de le changer en maimacténon dans ma tra-duction , et j’ai en conséquence dressé l’ordre des mois ailiqucs, comme ou le voit dans cetteDissertation.