SUR LE CYCLE DE MÉTON. 199
indiquer une autre année d’époque , mais il ne faut pas s’y arrêter, par lesraisons que j’ai développées dans mes recherches sur les observations astrono-miques des anciens ( 1 ).
Veut-on déterminer le jour de l’époque radicale de la première période? Ondemande à quel point du temps autour du solstice d été de cette année 35o,Callippe a placé le commencement d’hécatonibæon ? Ce lut sans doute au soirdu 28 juin, car la conjonction vraie se fit, suivant les tables astronomiques citéesplus haut, ce jour même à 3 heures 34 minutes du matin, temps moyen, desorte que l’éw v.al via., comme il a dû compter, tomba au 37 juin, et la néo-ménie a dû. commencer le 28 au coucher du soleil.
L’an 33o étoit la huitième année du sixième cycle de Méton. Comme, suivantmon système, il commençoit avec le 5o juin (a), on voit que Callippe aanticipé de deux jours le 1 .hécatoinbæon. Méton paroit n’avoir rien changédans les principes d’après lesquels il a ordonné son Canon ; c’est du moins ceque Géminus assure des mois embolimes, r/j ta^et tüv êpêoL'n'wy èy^priaaxo. Mais onpeut demander si cela doit signifier que , dans les quatre cycles de dix-neuf ansdont il composa sa période, il laissa intercalaires les mêmes années que Métonavoit choisies pour cela , savoir, la troisième, la cinquième, la huitième , etc.}ou bien, s’il plaça les années intercalaires dans sa période, comme elles seseroient suivies immédiatement dans le cycle de Méton , s’il ne les avoit pas inter-rompues ; en sorte que, par exemple, sa première année qui, comme je l’aidéjà remarqué , répondoit à la huitième du sixième cycle de Méton, devînt éga-lement une année intercalaire ?
Pétau se déclare pour ceite dernière manière d’interpréter les paroles de Gé-minus , parce qu’il veut faire servir les déterminations de temps qui se trouvent dansPtolémée, et dont je parlerai bientôt, à son plan du Canon de Callippe , auquelil donne pour base sa série d’années intercalaires réfutée ci-dessus comme malfondée. Mais je ne doute pas que la première manière d’expliquer ces mots de Gé-minus, ne soit la seule juste, non-seulement parce qu’elle fait mieux accorderces déterminations de temps avec le Canon , mais encore parce que s’il en étoitautrement, Géminus se seroit certainement exprimé d’une autre manière.
Conformément à ces données préliminaires, j’ai comparé dans la troisièmetable, au calendrier Julien, le Canon de Callippe, qui, au raccourcissement
( 1 ) Voyez le volume 3e précédent , p. 83 de ces Recherches, et mon Ptolémée grec et français,L. iv , p. 279 et 280. H.
(2) J’ai donc bien fait de commencer cette période le 29 juin, p. 31 de ma Dissertation sur les mois,vol. 3. Car cette période commençant le soir du 28 , son premier jour étoit la journée du 29 jusqu’ausoir ; c’est le milieu entre le vingt-huitième de M. Ideler, et le trentième qui fut le premierjour de la huitième année. H.