DISCOURS PRÉLIMINAIRE. xiij
« Puisque vous me priez de vous dire quels sont les titres des chapitres qui sont venusjusqu’à nous, et de vous faire part de ce que Ptolemée en a dit, en faisant dispa-roître le peu d’accord qui existe entre les chapitres et leurs titres actuels par la fautede celui qui les a transportés, et en montrant comment ils ont été dérangés pour suivreles hypothèses etc., je vais essayer de vous satisfaire en ce qu’ils paroissent avoir ditde conforme aux systèmes sur les corps célestes et les harmoniques. Cela consiste en deuxpremiers chapitres, selon quelques-uns de nos contemporains; mais je crois qu’il n’enparoît aucune preuve dans les écrits des anciens. Le dernier est de quelqu’ancien aussi,car nous l’avons trouvé dans les mémoires les plus antiques, au milieu du troisièmedes harmoniques. On verra bientôt qu’il n’est ni de Ptolemée ni de ceux dont il portel’inscription à la fin, nous en traiterons en abrégé, les trois chapitres étant du memeauteur. Nous allons commencer :
« Celui qui veut trouver le sentiment de Ptolemée, au sujet de ces chapitres, doitfaire attention surtout à six choses; la première, qu’on n’y voit pas de conformité avecles chapitres précédens. Comme quand on voit dans les premiers quelque point d’as-tronomie appliqué aux harmoniques, il faut bien se garder d’en faire usage, car ilest évident que Ptolemée a voulu transporter à ses harmoniques, des articles précédenstirés des astronomiques. La seconde chose à considérer, c’est que ce qui sera dit dansces chapitres, n’est qu’une théorie partielle, et ne convient pas également en tout avecles premiers. Comme il y a deux manières de traiter les sujets, l’une commune à tousou à la plupart, l’autre particulière à chaque sujet, il a parlé de treize en général, etil promet de parler ici de chacun en particulier. Puis il dit à la fin du chapitre II : cequi a été adapté aux différences des modulations, et à celles desmouvemens célestes,sc connoîtra surtout par ces rapports ».
On voit par ce court extrait, que ce manuscrit n’est qu’une compilation de diversespièces, et que celle-ci n’a de rappoi't qu’à l’inscription de Canope que j’ai inséréedans mon quatrième volume intitulé hypothèses. Ces premières pages ne traitent qued’harmonie et de musique, et non des cinq chapitres des tables manuelles. Au nom-bre des pièces qui composent ce manuscrit est le traité de l’astrolabe projette' sur unplan attribué a Nicéphore Grégoras. A la page ig, est l’introduction aux tables ma-nuelles; y) piv avça<ni, àlvps, et à la page 27 commence l’instruction ou expositionde Théon sur ces tables manuelles, sans nom et sans titre, à la vérité, mais c’est lemême traité que dans le manuscrit 2899, qui l’intitule de Théon. Il commence parles memes mots » pèv 7,oyiY-(*)tépcc èipoïïoç , et d continue de meme, mais il 11’est passuivi des tables manuelles, et ce manuscrit sc termine par le petit traite de la pro-jection de l’astrolabe, attribué par le manuscrit 2894 a Jean Pliilopon d’Alexandrie.
Il paroît donc certain que l’exposition ou instruction sur les tables manuelles estde Théon, et qu’011 ne peut tout-au-plus donner a Ptolemée que l’introduction quicommence par » pèv tjûçacn.;. Le texte grec est très défectueux dans le manuscrit 2397 ;