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[Première partie.]
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XIIII
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xi\ DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

il est plus correct et mieux conservé dans le manuscrit 2399. Mais l’écriture de celui-ci offre bien plus de difficultés à la lecture, à cause des abbréviations perpétuelles et deslettres plus mal formées. En récompense, la ponctuation du 2897 est on ne peut pasplus vicieuse, mais celle du manuscrit 2899 est beaucoup meilleure. Ce manuscrit 2899contient d’abord l’expiication de Théon sous le titre 0éwvo; ÀXs^cevâpzu; xavdvëç Tupo'^siooi,comme le manuscrit 23 y 4 .> et les tables manuelles ensuite.

Cette explication n’est pas divisée de meme dans les trois manuscrits. Elle contient,cependant les mêmes choses, quoique avec quelques variantes, mais nullement im-portantes, et qui ne valent pas la peine d’être rapportées. L’explication de Théonajoute aux prolégomènes de Ptolemée, ce qui manque à ceux-ci pour la pratique.Us sont suivis dans le manuscrit 2394, d’un article intitulé éphémêv’ules , que M. De-lambre regarde comme offrant le plan d’un almanach ou calendrier grec; aussi ne setrouve-t-il que dans ce seul manuscrit de Constantinople, et pour le quatorzièmesiècle, puisque la table des rois dans ce manuscrit se termine à Manuel fils d’Andronic.Ces éphémeTides étoient le naulical almanac du bas empire : car il contenoit, quoi-qu’avcc moins de perfection, les lieux des fixes, les ascensions et autres mouvemensdes astres, les longitudes et latitudes géographiques, et de plus les annonces detempérature , comme nos annuaires. Les mouvemens propres aux jours de chaquemois étoient disposés en douze tableaux pour les douze mois, et leur réunion formoitl’épliéméride, avec les corrections et les autres parties qui entroient dans sa com-position.

« A la vérité, dit M. Delambre, ces éphémérides grecques ne donnent pas les heuresdes levers et des couchers du soleil et de la lune; mais les anciens y suppléoient parla connoissance du plus long jour marqué à chaque parallèle dans leur table d’ascen-sions. Notre connoissance des temps ne donne ces heures que pour le méridien et lalatitude de Paris. Les anciens prenoient pour chaque parallèle, la différence entre 12heures du jour de l’équinoxe, et la durée du jour solsticial. Par exemple, 3 | heurespour Byzance. Us prenoient la moitié de cette différence pour l’arc semi-diurne; ils di-visoient cette différence par le nombre de jours compris entre l'équinoxe et le solsticed’été, et ils ajoutoient ce quotient jour par jour au demi-jour précédent, pour avoirla longueur du demi-jour suivant. Puis comptant cette longueur depuis midi en la re-tranchant de 12 heures, le reste leur donnoit-l’instant du lever pour le jour en question;et en ajoutant ce même quotient à 12 heures depuis midi, la somme leur donnoit lemoment du coucher pour ce même jour. Us procédoicnt de même, mais d une manièreinverse, c’est-à-dire, en retranchant au lieu d’ajouter depuis le second équinoxe jus-qu’au solstice d’hiver, et en ajoutant au lieu de retrancher depuis le solstice d’hiverjusqu’au premier équinoxe on équinoxe vernal. Voilà ce qu’ils faisoient pour avoirl’heure du lever et celle du coucher du soleil. Cela étoit bien peu exact, mais ils s’en