DISCOURS PRÉLIMINAIRE. xv
contentoient, et nous ne devons pas eh attendre davantage de leur astronomie trèsimparfaite. Pour la lune, il y avoit bien plus de difficulté. Aussi n’y pensoient-ils pasou ils y faisoient plus de fautes encore ; car la détermination des momens des levers etdes couchers de cet astre jour par jour, dépend de sa longitude et latitude. Ils avoientune table particulière qui est la première que j’ai donnée, et qui combinée avec celle dusoleil, pouvoitleur donner à peu jires le passage au méridien, puis le lever ».
Je donnerai ces épliémérides, avec les lieux des fixes, qui les suivent, à la fin desgrandes tables, et je me conformerai pour l’ordre de celles-ci, à celui que Ptolemée et Thé-on ont suivi dans leurs explications préparatoires, sans m’embarrasser des différences quiexistent entre les manuscrits pour l’arrangement de ces- différences qui, surtout à la finviennent des différens temps où vivoient les copistes ou rédacteurs de ces catalogues. Ilsajoutoient à l’ancien qui étoit celui de Ptolemée, ce qu’on avoit découvert ou déterminédepuis cet astronome géographe. Car le manuscrit 2493 dit qu’il aextrait son catalogue dela grande géographie de Ptolemée. Le manuscrit 2399 termine sa liste par une autrequi contient les villes principales contenues dans les six climats; mais ces noms étantsans degrés de longitude et de latitude, sont fort inutiles ici, et forment d’ailleurs undouble emploi, puisqu’elles sont rapportées avec leurs positions, dans le catalogue quiprécède.
La discussion et la comparaison de ces trois petits catalogues avec le plus grand qui estde Ptolemée, appartenant moins à l’astronomie qu’à la géographie de Ptolemée, je les ré-serve pour les notes que j’aurai à donner dans ma traduction de cette dernière. Le cataloguedes grandes villes est pris du manuscrit 2399; je l’ai préféré, parce qu’étant lui-mêmecopié de l’abrégé qu’Agathodæmon, ingénieur d’Alexandrie, a fak de la géographiede Ptolemée; il est plus conforme à cette dernière, que les catalogues contenus dans lesmanuscrits et a 3 q 4 . Ceux-ci présentent les mêmes noms et les mêmes chiffres, sice n’est en arrivant vers la fin, qui est toute différente, et, assez mal ordonnée : car,dans a 3 y 4 , on voit Arbèle dans l’Assyrie avec Ctésiplion la dernière ville qu’il nommesans longitude ni latitude, la Mésopotamie après la Judée qui suit la Syrie, et l’île deChypre apres l’Arménie, tandis que le n° 24 q 3 finit par Archelaïs dans la Palestine qu’ilmet après la Lycie.
Les premières tables, dit Ptolemée, contiennent les distances en longitude et en lati-tude des villes les plus célèbres de la partie de la terre que nous habitons. Les tablessuivantes contiennent les coascensions de la sphere droite, c’est-à-dire, celles du cerclemitoyen du zodiaque, et les soixantièmes d’une heure équinoxiale correspondant àchaque degré du cercle mitoyen du zodiaque qui constituent les différences dans lesnyclithémères, depuis l’époque jusqu’à ce temps, et aussi les heures temporaires du jourdans les sept parallèles intermédiaires de la terre habitée, correspondantes à chaquedegré du cercle mitoyen du zodiaque, afin que l’on puisse prendre les différences destemps, de la manière qui sera démontrée dans la suite.