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la première anne'e cle la 11 4 e olympiade, on est forcé de supposer que Plutarque, dansla réduction des mois loris et dæsius au calendrier attique, a transporté par erreur,aux temps d’Alexandre, la place qu’occupoient de son temps ces deux mois dans lasérie des mois macédoniens. Nous trouvons en effet dans la dernière année solairemacédonienne, qui n’a été introduite qu’aux temps de Jules-César (i), les mois dæsiuset loiis à peu près dans les mêmes relations avec les saisons, que les mois attiquesthargélion et hécatombæon. U est possible absolument qu’il y ait de fausses réductionsdans Plutarque; mais si l’on croit que le dernier calendrier macédonien ne s’est écartéde l’ancien que depuis le changement de l’année lunaire en année solaire, on se trompe;car long-temps déjà auparavant, les mois macédoniens étoient dans cette correspon-dance avec les mois attiques, comme on le voit par les comparaisons établies entr’euxdans Plutarque.
Ptolémée nous a conservé trois observations de mercure et de saturne, faites par lesClialdéens à Babylone, sous les Séleucides; il les a datées en jours de mois macédo-niens, et aussi comme toutes les autres observations qu’il rapporte, en jours de moiségyptiens de l’ère de Nabonassar. La première de ces observations est réduite dans lecalendrier julien au matin du 19 novembre de l’an 245 > la seconde au matin du3 o octobre 2 3 7, et la troisième au soir du i er mars 229 avant la naissance de Jésus-Christ. La date macédonienne de la première est le 5 apellœus, celle de la seconde estle i 4 dius, et celle de la troisième le 5 xanthicus. Les Macédoniens, comme tous lespeuples qui comptent par mois lunaires, ayant certainement commencé leurs jours ausoir, le premier jour d’apellæus a été le i4 novembre de l’an 245, celui de dius le16 octobre de l’an 287 , et celui de xanthicus le 26 février de l’an 229. Quoique nousne commissions pas avec une entière certitude la durée des mois qui ont immédiatementprécédé, il est pourtant certain que loüs commença le 4 juillet dans la 23 o e année avantnotre ère, et qu’ainsi il étoit dans la même relation qu’hécatombæon avec l’annéesolaire, quoiqu’une différence possible dans le cycle intercalaire ait pu faire varier cesdeux mois d’un jour relativement l’un à l’autre. C’est ce qui se voit par l’inscription deRosette, qui est datée du 4 xanthicus ou 18 méchir de la neuvième année de PtoléméeEpipliane. Suivant le canon astronomique des,rois, cette année est la 128 e de l’ere dePhihppe, ou la 552 e de l’ère de Nabonassar, et par conséquent la date de cette ins-cription est le 27 mars de l’an 196 avant la naissance de Jésus-Christ. Xanthicuscommença donc le 25 mars au soir, et loüs l’un des derniers jours de juillet de l’an 197précédent.
Suivant Malalas (2), ce fut Séleucus Nicanor qui commanda de donner les noms
(1) Usserius dans ses Annales, et Longuerue dans son écrit De varus epoclus et annis onentalium , ontprétendu que l’année solaire étoit déjà en usage dans le temps d’Alexandre ; mais cette suppositionn’est appuye'e sur rien de solide. •
^2) il ordonna de nommer à la maniéré des mois macédoniens j les mois de Syrie» Chron»> p 25 ^»