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[Première partie.]
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( G )

macédoniens aux mois syriaques. Il se peut qu’il n’ait régularisé qu’ai ors légalement lesmois macédoniens , mais il est certain qu’ils étoient déjà introduits à Babylone parAlexandre. Or, comme dès le troisième siècle avant notre ère, ils avoient déjà la placeque leur assignent les parallèles établis par Plutarque, la conjecture qui fait corres-pondre le mois dæsius dans lequel Alexandre est mort, selon les annales cl’Aristobule ,au mois thargélion, et qui par conséquent place cette mort à la fin de la premièreannée de la n4 e olympiade, commence à acquérir de la vraisemblance.

Plusieurs des plus savans chronologistes, tels que Scaliger, ÎSoris, Dodwell, estimentque le changement dans la place des mois macédoniens, en vertu duquel loiis a reculéde la proximité de boëdromion dans celle d’hécatombæon, doit être arrivé peu aprèsle commencement du règne d’Alexandre, et en effet on n’a rien de solide à opposer àcette opinion. Si l’on regarde cette variation comme impossible, il faut aussi prendregarde que l’idée de l’invariabilité du calendrier à laquelle nous sommes accoutumés,n’a commencé à se développer chez les anciens que depuis la réforme du calendrierpar César. Si Alexandre, lorsqu’il voulut livrer bataille près du Granique, ordonna demettre un second mois artémisius à la place de dæsius, parce que ses généraux l'aver-tirent de ne pas profaner par une bataille le mois dæsius, dans lequel les rois deMacédoine n’avaient jamais combattu leurs ennemis, quoique cet ordre ne fut pas à lavérité accompli, parce que la bataille avoit été gagnée, il en résulte cependant qu’unpareil transport étoit au pouvoir des rois. •

L’événement auquel cette explication nous a conduits, semble recevoir un granddegré de certitude, d’abord de ce qu’Elicn met expressément la mort d’Alexandre enthargélion (var. lîist. ). Il veut montrer dans un chapitre particulier, que le sixièmejour de ce mois a de tout temps été un jour heureux pour les Grecs; mais ce qu’il ditpour le prouver est en grande partie visiblement làux, ou n’est qu’à moitié vrai. Parexemple, il n’est pas exact de dire que les victoires de Platée et de Mycale, remportéesle même jour, l’ont été le 6 thargélion, puisque Plutarque, plus croyable qu’Elien,met en plus d’un endroit cette victoire au 5 boëdromion. Il en est de meme pour labataille d’Arbèle qu’il faut entendre par les mots : -/.ai A apeïov y.xOeû.ev AXe^xv^poç

( V. Gam.) , elle n’appartient pas au mois thargélion, mais au mois boëdromion. C’estpar suite de cette erreur qu’on lit en outre : « Tout cela est arrivé, à ce qu’on croit,dans de mêmes mois. On croit même qu’Alexandre est né et mort à pareil jour d’unmois de même nom ». Sa naissance, comme nous le verrons bientôt, est arrivée dans lemois loüs, qui n’a jamais correspondu au mois thargélion, mais sa mort ne peut pasêtre arrivée le G thargélion, vu que dæsius et thargélion, étant l’un et l’autre deuxmois lunaires , ne pouvoient pas s’écarter assez l’un de l’autre, pour que le 28 e jour del’un devînt le 6 e jour de l’autre. L’historien auroit-il, en lisant dans la source où il apuisé la mort d’Alexandre marquée au jour iy.^n <pOivovxoç S , «pye).twvoç , omis le mot