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vraisemblables, tandis que la troisième est douteuse, et la quatrième évidemmentfausse, on verra sans peine combien peu on doit s’en rapporter aux dates juliennes quirésultent des tables de réduction de M. Saint-Martin. Les trois observations tirées del’Almageste, et déterminées par des dates macédoniennes qui dévoient servir depreuve (i) à sa théorie d’un ancien comput macédonien, ne s’y adaptent, nullement,. dumoins la troisième, puisqu’elle s’en écarte d’un mois entier.. Car l’année macédonienne-à laquelle appartient cette observation, est, selon M.-Saint-Martin, la septième dansle second cycle de dix-neuf ans de la deuxième période macédonico-callippique, etcomme telle elle a commencé le 3 i octobre 23 o avant la naissance de Jésus-Christ, le5 xanthicus répond par conséquent au 3 x mars 22g, tandis que cette observation estdu i 4 tybi de l’an 5 ig de l’ère de Nabonassar, ou I er mars 229 avant la naissance deJésus-Christ. Les deux autres observations ne s’accordent qu’avec le mois, mais non avecle jour marqué dans les tables de réduction. Il y a donc lieu de s’étonner que M. S.-Martinait dit (p. 121): « Les trois observations astronomiques consignées dans l’Almagesteavec des dates macédoniennes et égyptiennes, restent sans explication dans le système deM. Champollion, comme si elles en trouvoient une dans celui de M. Saint-Martin. Pourmettre la date macédonienne de l’inscription de Rosette en harmonie avec sa secondetable de réduction, il la fait de trois ans plus ancienne qu’on n’a cru jusqu’à présentqu elle 1 etoit d apres le canon ou la table astronomique des rois. Car au lieu de lamettre au 27 mars 196 avant la naissance de Jésus-Christ, comme je l’ai marquée ci-dessus , il la met au 28 mars 199. L’explication prolixe par laquelle il \ eut allier l’his-torique de l’inscription avec son idée, ne m’a pas, je l’avoue, paru bien claire.
M. Saint-Martin ne veut voir que des approximations dans la table astronomiquedes Rois, et par là il se dispense d’en reconnoître l’autorité sans bornes ni conditions ;mais il me semble qu’il 11’a pas bien saisi l’esprit de cette Table. Elle a été formée parles astronomes d’Alexandrie, à qui il importoit d’établir pour eux-mêmes une ère fixeà laquelle ils pussent rapporter leurs observations et leurs calculs. Comme en Egypte,même dans la vie civile, on e'toit dans l’usage de compter pleines les années des rois,puisqu’on donnoit à chacun l’année entière dans laquelle il étoit monté sur le trône,quoiqu’elle fût presque entièrement écoulée, nous conservons à cette Table cette basede calcul, d’autant plus volontiers, qu’il en résulte une manière extrêmement simple etunivoque de compter les années des règnes, par le moyen de laquelle chacun rentroitsans peine dans la somme totale ^1 ere). On né doit donc rien voir autre chose dans laTable astronomique, que Y année égyptienne comptée de Nabonassar, et en commençantavec le premier jour de thotli, ou chaque roi est cense avoir commence son règne. En ce
(1) M. Saint-Martin le reconnoît lui-même, quand il dit ( p. 61 ) avec raison:» Il faut trouverpour le cours de la pe'riode une date compare'e dont le double énoncé ne puisse être conteste', etqui puisse être explique' rigoureusement par le système qu on veut établir.