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[Première partie.]
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doublant quelqu’un de ces mois. Si donc on demande la place qu’avoient ordinairementdans une année tropique les mois macédoniens primitifs, nous la trouverons par la pre-mière des deux sortes de leur premier emploi, mentionnées ici. Or, comme le moishécatombæon des Athéniens commençoit aux environs du solstice d’été ( car les ex-pressions d’Aristote, nepi tov éxaiopSaiMva, et Trspt zuç TpoKoiç, étant synonymes, il fautque nous le fassions marcher parallèlement avec le mois loüs des Macédoniens, et quepour cela nous disposions ainsi les mois macédoniens concurremment avec les moisattiques :

Dius.Pyanepsion.

Apellæus.Maimactérion.

Audynæus. . . . Posidéon.

Péritius.Gamélion.

Dystrus.Anthestérion.

Xanthicus. . . . Elaphéboiion.

Dans la seule année intercalaire, les mois enjamboient tellement les uns sur lesautres, que dius prenoit la place de maimactérion, supposé toutefois que les Macédo-niens intercalassent avant les Athéniens, ce qui seroit la conséquence de la secondesupposition. M. Saint-Martin au contraire fait venir du calendrier syrien la correspon-dance des mois macédoniens et des mois attiques, en donnant pour règle que diusrépondoit généralement à maimactérion. Il veut expliquer comment le mois loüs, quidoit ordinairement concourir avec métageitnion, peut quelquefois avoir pris laplace de boëdromion, où nous le trouvons dans la lettre de Philippe, sans considérerque Plutarque, dont on ne récusera pas l’autorité en ce point, lie expressément loüsavec hécatombæon, etdæsius, en plus d’un endroit,avectlxargélion. C’est ce qui me faitcraindre que M. Saint-Martin n’ait pas bien rattaché, dans ses tables de réduction, lescommencemens des années macédoniennes aux justes dates juliennes, et je le crainsd’autant plus, que je ne peux laisser passer sa quatrième assertion. Il fait de la secondeannée du cycle de Méton une année intercalaire, parce qu’elle doit l’être dans notrecycle pascal de dix-neuf ans, qui est visiblement une copie du cycle de Méton. C’est,de la part de M. Saint-Martin, une erreur. Car dans le calendrier julien perpétuel,suivant lequel, avant la réforme grégorienne, on déterminoit le jour où la fête dePâques devoit être célébrée dans toute la chrétienté, et qui est encore jusqp au-jourd’hui suivi dans l’église grecque, ce n’est pas la seconde, mais la troisième annéequi doit être une année intercalaire. On s’eu convaincra par l’inspection des nombresd’or dans ce calendrier, que l’on trouve imprimé dans plusieurs livres, et entr’aulresdans l’Histoire de l’astronomie moderne, do M. Delambre, part. I, p- 43-

Ainsi donc, puisque de ces quatre suppositions, la première et la seconde sont très

Artémisius.Municliius.

Dæsius . . ..Thargélion.

Panémus.Skirophorion.

Loüs.Hécatombæon.

Gorpiæus.Métageitnion.

Hyperbérétæus. . . . Boëdromion.