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entendre Hypatia, à cause de sa rare habileté dans l’art d’enseigner. Elle répondoita tout, et il n étoit personne qui ne lui cédât ; car tous reconnoissoient la grandesupériorité de ses talens; mais plus ils excitoient l’admiration générale, plus aussiils lui attirèrent d’envie et de calomnie ».
L’anthologie nous a conservé une preuve de la grande estime que l’antiquité avoitpour Hypatia, dans l’épigraphe ou inscription suivante qui ne vaut guères mieuxque celle qu’elle nous a transmise sur Ptolemée :
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À-Xpwvov ciçpov toç t»ç ffoyÿjç naiâ'zÛGeuii. (Anthol. gr. 1. i. )
« Je me prosterne à ta vue, chère Hypatia! Ta demeure est dans le ciel où sonttoutes tes affections, astre brillant toi-même de sagesse et de science ».
Photius écrit qu’Isidore, mari d’Hypatia, valoit mieux qu’elle, non-seulement parsou sexe, mais encore parce qu’elle n’étoit que géomètre, et qu’il étoit philosophe.Selon Photius, Théon n’étoit pas un génie bien pénétrant, mais il étoit laborieuxet applique, s’il y en eut jamais,’ il possédoit les orateurs et les poètes, et il sembloitréunir les talens de l’éloquence et de la poésie; mais quoiqu’il aimât beaucoup cesdeux genres de littérature, il ne put jamais composer ni vers ni discours. Suidasdit que Théon a écrit sur la table manuelle de Ptolemée, et c’est tout ce qui nousintéresse ici. Il est certain qu’il n’a pas fait avancer l’astronomie, mais commeprofesseur et l’un des successeurs de Ptolemée, il l’a conservée, et depuis lui elle n’afait que décheoir chez les Grecs. Ses commentaires prouvent qu’il n’étoit pas sansmérite, quoiqu’eu ait dit le géomètre Simson, dans sa traduction anglaise d’Euclide.Il est vrai qû’ils sont par fois un peu puérils, mais il les avoit faits pour sa filleHypatia encore jeune, et il faut pardonner à un bon père les détails minutieuxoù il entre pour instruire son enfant dont il se fait l’instituteur.
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