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ans qui est défectueuse , se trouvoient en mécompte avec le quatorzième jourde la lune, qui ne revenoit jamais juste au même jour de l’année.
« On avoit donc besoin, dit Cassini, d’un cycle encore plus conforme auxj» mouvements du soleil et de la lune, où les nouvelles lunes ecclésiastiques» fussent disposées d’une manière à ne pas tant s’éloigner des astronomiques.« C’est ce que l’on pouvoit faire en ce temps-là en se servant des Tables des» nouvelles lunes que Ptolemée avoit construites à Alexandrie , lesquelles» étoient fondées sur la comparaison des observations des éclipses de plu-» sieurs siècles. « *
Pour obtenir le jour précis de l’équinoxe du printemps, le concile de ISicéechargea l’évêque d’Alexandrie de s’en informer auprès des astronomes grecsde cette ville, et de le faire savoir à toutes les autres églises de la chrétienté.C’est ce que nous apprenons par le témoignage suivant de S. Cyrille, évêqued’Alexandrie, dans le prologue de son cycle pascal, où il dit: « Ces différentes« opinions troublant l’uniformité en ce qui concernoit le jour de la célébra-« tion de la fête de Pâques dans tout le monde chrétien, le saint concile» ordonna que se trouvant une église chrétienne dans la ville d’Alexandrie,» célèbre par ses connoissances en astronomie, cette église feroit connoître à» toutes les autres le jour avant les calendes ou les ides, et la lune où la fête» de Pâques doit être célébrée. »
Ce témoignage cité par le savant père Pétau , ** est fortifié par la lettre duPape S. Léon à l’empereur Marcien de Constantinople. L’évêque d’Alexandrieinstruisoit le Pape du jour de l’équinoxe qubl tenoit des astronomes grecs desa ville, le Pape en faisoit part aux autres évêques, et la fête de Pâques se célé-broit dans toutes les églises chrétiennes le dimanche qui suivoit de plus prèsla première pleine lune après l’équinoxe du printemps.
« Après qu’on eut pris pour jour de l’équinoxe ecclésiastique du printemps« le ai mars, où l’équinoxe astronomique arrivoit le plus souvent en ce teinps-» là, au lieu du 1 5 de ce mois, que le concile de Césarée avoit emprunté de» Jules-César (de l’année Julienne réformée par son ordre d’après les correc-» tion s de l’astronome grec Sosigène d’Alexandrie), on prit pour premier jour» du mois pascal de la première année du cycle, le jour de la conjonction» moyenne de la lune avec le soleil, qui arriva l’an 323, troisième année après» la bissextile, le 23 mars, un peu après le coucher du soleil, à Alexandrie.>> On la trouve à la même heure par les Tables de Ptolemée qui avoient été» calculées à ce méridien.
* Mém. de l’Académie des sciences, 1701.
** Doelr. tenip. p. 8.82.
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