IS. ARGYRE AÛ SEIG. ANDRONIC. n3
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* L’église romaine n’est pas tombée dans ce défaut en 1825, comme l’églisegrecque, puisque nous avons célébré notre fête de Pâques, le dimanche, 3 avril,lendemain du samedi 2 où tomboit la Pâque juive, comme je l’ai démontrédans ma dissertation sur ce sujet, que j’ai insérée dans la partie précédente,la 3 e de ces Tables manuelles.
„ ** Argyre dit que l’on commet cette faute plus rarement, parce que la préces-
sion des équinoxes n’étant que de cinquante secondes de degré par an, n’est passensible d’une année à la suivante. Mais au bout de 70 ans elle est d’un degré;les anciens ne la faisoient d’un degré qu’en 100 ans, et l’erreur étoit considé^
rable et bien perceptible dans un si grand nombre d’années.
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la célébrer le dimanche suivant, commenous devrions célébrer la nôtre, nousla transportons au dimanche d’après,c’est parceque la Pâque juive est enerreur de deux jours , sur celui où lesjuifs devroient la célébrer. La mêmechose a lieu si leur Pâque tombe à leurjour du Sabbat, un samedi, nous célé-brons la nôtre, non le dimanche immé-diatement suivant, mais a tort le di-manche d’après *.
On tombe à cet égard dans une faute
qui vient presque toujours de la causeque j’expose ici, parcequ’elle ne dé-pend point du rétablissement ou retourexact de la période lunaire. Mais uneautre erreur, quoique plus rare, pro-vient de la rétrogression des pointséquinoxiaux **. Cette rétrogression estla précession qui s’exécute d’Orient enOccident, en sens contraire au mouve-ment propre du Soleil qui se fait d’Oc-cident en Orient. Le Soleil ne revientpas juste en 365 jours et un quart, aupoint d’où il est parti ; car Ptolemée a