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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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PRÉFACE.

compliquer de plus en plus ; et cela seul doit nous convaincre quil nest pas celui de lanature. Mais en le considérant comme un moyen dassujétir au calcul, les mouvemenscélestes, cette première tentative de lesprit humain, sur un objet aussi compliqué,fait honneur à la sagacité de son auteur».

Sans doute, tout cet échafaudage de cercles supposés décrits les uns dans les autres,en faisoit une machine trop compliquée, pour quelle put convenir au vrai systèmedu monde. Mais avouons aussi que la manière dexpliquer la marche des corps célestesne comporte guère plus de facilité, même en substituant dautres suppositions à cellesde Ptolémée, puisquaujourdhui encore nous ne pouvons en rendre aucune raison sa-tisfaisante, que par lattraction qui nest elle-même quune hypothèse, et qui nexprimequun fait et non pas une cause (*) qui nous reste par conséquent inconnue. Il ne regar-doit pas, lui-mème, les siennes , comme réelles, mais seulement comme des moyensdexpliquer lordre céleste quil avoit paru impossible à llipparque dexpliquer autre-ment que par cette complication de cercles. Nous pensons, dit-il dans son liv. III, quilconvient de démontrer les phénomènes par les hypothèses les plus simples, pourvuque ce quelles supposent ne paroisse contredit en rien dimportant par les observa-tions. Schubert (**) a déjà fait la meme remarque. Elle se trouve confirmée par la ma-nière dont Ptolémée énonce ces hypothèses et les déductions quil en tire. 11 se sertpresque toujours du futur ïçou sera , ou du conditionnel au lieu du temps présent,comme dans le ch. 4 du liv. IV, il dit que les similitudes non seulement des rap-ports, mais encore des temps de lun et de lautre mouvement seroient ainsi sauvées ,èiao&'Çomo âv. Le choix arbitraire quil propose dans son liv. I1L, de lexcentrique ou delépicycle pour expliquer le mouvement du soleil, montre bien quil ne regardoit paslun comme plus réel que lautre. Il a choisi dans les moyens que la géométrie lui four-nissoit, ceux quil jugeoit les plus propres à représenter les effets dont il vouloitrendre compte. « La géométrie nest quun instrument dans les mains de lastronome »,dit Bailly, cet instrument ne crée rien, mais en se prêtant à lusage quon en fait sui-de bonnes observations, il donne des résultats justes.

La lune est le sujet du quatrième livre, et le premier astre pour lequel Ptoléméeemploie celte combinaison des deux cercles, mais par degrés et à mesure que les iné-galités du mouvement de cet astre ly contraignent. Il commence par dire que seséclipses doivent être préférées pour les observations, parcequelles donnent son lieusans aucune erreur de la part des parallaxes, la lune éclipsée occupant toujours lepoint du ciel diamétralement opposé au soleil. La première chose à déterminer, cestle temps de la révolution lunaire : Iiipparque corrigeant les anciens, trouve le nombre126007 j ours et une heure, pour le temps de la lune emploié à revenir à un mêmepoint avec la même inégalité ou anomalie de mouvement : ce qui lui donne 29' Z-xenviron pour la révolution lunaire. Ptolémée entre-dessus dans une grande discus-sion pour faire voir que cette période est sujette à plusieurs conditions qui la rendentdifficile à fixer. 11 présente une autre méthode qui consiste à chercher par les deux

Traité élênt. de physique , tom, 1 .

(**) Theoretische Astronomie.