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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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XXVII
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PREFACE. xxv ij

ces deux planètes, au lieu de les faire tourner autour dun centre imaginaire. Maispersuadé que son système pouvoit seul convenir aux trois planètes supérieures, il letransporta aux deux inférieures, et il fut égaré par une fausse application du prin-cipe de luniformité des loix de la nature, qui, sil étoit parti de la découverte desÉgyptiens sur les mouvemens de Mercure ou de Vénus, lauroit conduit au vrai systèmedu monde ». Vénus et Mercure ont leurs plus grandes digressions loin du lieu moyendu soleil. En commençant par Mercure ses observations comparées aux anciennes, ildétermine ses mouvemens, en quels points du zodiaque se font ses digressions, la plusgrande et la plus petite suivant le mouvement des étoiles fixes. Il prouve que cetteplanète est deux fois périgée dans chacune de ses révolutions ; il donne la grandeuret la proportion de ses inégalités, ses mouvemens moyens par lintervalle de tempsentre deux observations, et ses époques pour la première année de Nabonassar par lemouvement moyen depuis cette année, retranché du lieu de lobservation. On avoittrouvé que Ptolémée nest pas heureux dans ce quil dit de Mercure, mais Lalandea révoqué ensuite dans son second mémoire, ce quil avoit avancé dans le pre-mier, que la théorie de Ptolémée étoit plus imparfaite pour cette planète que pourles autres. Par exemple, avoit-il dit: «Son moyen mouvement annuel est trop petitde 4 5 ', tandis que pour les autres planètes, lerreur ne va quà environ i5". Ces 45"fi erreur par année, feroient aujourdhui 2 o à , cest-à-dire que les conjonctions arriventactuellement cinq jours plutôt quelles ne sont annoncées dans les tables de Ptolémée ».Mais dans le second mémoire il ajoute: «Jusquici on na pas tiré grand parti,ce me semble, des observations de Mercure, rapportées dans 1 ' Almageste } qui furentlaites il y a 16 ou i 8 cents ans. Bouillaud en avoit calculé une partie dans son Astro-nomie Philolaïque. M. Cassini, dans ses Élémens dAstronomie , les rejetta pour sentenir aux passages fie Mercure sur le soleil. Pour moi, jai reconnu quelles sont im-portantes, et quelles déterminent le mouvement de laphélie, aussi exactement queles observations du dernier siècle (*) ». Exemple frappant du peu de fondement de plu-sieurs des reproches faits à Ptolémée.

Le dixième livre développe avec plus de clarté, les mêmes combinaisons de lexcen-trique et de lépicycle pour Vénus. Il démontre comment on trouve les points ou lé-cliptique est coupée par le diamètre de lexcentrique, qui passe par sa plus grande etsa moindre digression ; la grandeur de lépicycle, les proportions de lexcentricité,les mouvemens moyens et les vrais, et enfin leurs lieux pour lépoque de Nabonassar.H entre ensuite dans une théorie générale des trois planètes supérieures : il lappliqued abord à Mars dont il détermine lexcentricité et la plus grande digression, ainsi quela grandeur de son épicycle; et il finit par donner la correction de ses moyens mou-vemens périodiques, et les lieux de cet astre toujours pour la même époque.

Le livre onzième poursuit la même théorie appliquée à Jupiter et à Saturne : il dé-termine de même pour la première de ces deux planètes dabord, et ensuite pour1 autre, lexcentricité et la plus grande digression, la grandeur de lépicycle, leurs

( ) Second Mém, de M .. Lalande sur Mercure, 1766 . et Astronomie , 1771 , tom. II.