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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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PRÉFACE.

Composition Mathématique de Claude Ptolèmèe. Quelques-uns lappellent GrandeComposition , titre qui me paroît être venu de la distinction quon a voulu faire entrecet ouvrage et la collection des opuscules par lesquels jai dit que lon se préparoitdans lécole dAlexandrie à létude de Ptolémée. Quoi quil en soit* le titre arabe pré-valut, parcequil est plus court, et a ce fut dabord sous ce titre qud fut connu par-tout les Sarrazins portèrent leur langue avec leurs armes triomphantes depuis lesbords de lEuphrate jusquà ceux du Tage (*) ».

La Grande Composition de Ptolémée fut traduite pour la première fois du grec enarabe, suivant dHerbelot (**), par Ishac-ben-Honaïn, et corrigé dans cette dernièrelangue, par Thebith-ben-Corah. Shirazi en a fait un commentaire quil a intitulé Al-Mescolat Almagesthi, ou Megasiti selon le grec barbare de la première version latine.Honaïn étoit chrétien et médecin du calife Motawaki ; cétoit un des chrétiens réfugiésde plusieurs endroits de la Syrie et de lArabie, dans lfraque babylonienne aux envi-rons de Coufah. 11 se servit beaucoup dIshak son fils et de Hobaïz son neveu, pourles traductions dEuclide et de Ptolémée, suivant Ben-Sclionah; il mourut lan 260 ou261 de lhégyre, sous le califat de Motamed, vers 863 de J-C. Ces premières traduc-tions furent suivies de plusieurs autres; celle de lannée 827 passe pour une des der-nières du savant calife Almamoun, qui, dit-on, y mit lui-même la main. Le manuscrit7x58, de la version latine de larabe, dit effectivement quelle a été exécutée parAlahazer-ben-Joseph, et par le chrétien Sergius, lan 212 de Ihégyre, sous Almamoun.DHerbelot fait mention dune version persanne de louvrage de Batalmiouz, nom queles Orientaux donnent à Ptolémée. Bouillaud a publié les tables queChioniadesavoittraduites en grec après les avoir rapportées de la Perse les versions arabes avoientporté l Almageste depuis le calife Almanzor. Et Chardin (***) rapporte que les astro-logues persans le lisent encore, mais certes, sans lentendre, à en juger par leur astrolabequils font semblant de consulter pour prédire lavenir. Larabe Alfergan qui avoitpartagé avec le calife Almamoun les travaux astronomiques de ce prince, donna ensuitedes élémens dastronomie, qui ne sont quun abrégé de ce quil y a de plus aisé dansY Almageste, et Albatani les rectifia en 880. Létude de lastronomie ayant pénétré enEspagne avec les Sarrazins, Géber de Séville et Averroès de Cordoue, dans le 12 e siècle,abrégèrent Ptolémée, Géber en simplifiant sa trigonométrie à laquelle il substitua laforme actuelle par les sinus, et Averroès en y ajoutant un passage de Mercure sur le soleil.

Ce fut aussi sur les traductions arabes, que les juifs dEspagne en firent dautres enhébreu dans le treizième siècle. Le catalogue des manuscrits de la bibliothèque deTurin par J. Pasinus, en 1749 , fait mention dune traduction hébraïque sur par-chemin, sous le titre de Grand Livre, appellé Almageste , composé par Ptolémée,et traduit par Rabbi Jacob, fils de Rabbi Samson, fils de Rabbi Antol, avec desfigures géométriques et des notes marginales. Il dit quoutre ce manuscrit, cettebibliothèque en possède encore deux, lun intitulé : Ahbréviation du Livre deP Almageste par Ben-Rasciad ou Averroès, traduite par le même Rabbi Jacob,

(*) Cassini , Disc, sur lOrig. de VAstr. (* ¥ ) Bibl. Orient, et IVeidler. (***) Voyages , lom. 3 .