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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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XXXVIII
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xxxviij PRÉFACE.

Montucla , doivent surtout à Gerbert, de leur avoir transmis l'arithmétique dont nousfaisons usage aujourdhui». En effet, (*) «Gerbert composa un traité darithmétiquequil intitula Abacus , qui nest autre chose que des tables darithmétique il a

tracé les différentes combinaisons des chiffres arabes.Guillaume de Malmesbury et

ceux qui lont copié, disent clairement que Gerbert enleva aux Sarrazins dEspagneY Abacus dont il donna les règles. Il fit en outre quelques opuscules sur larithmétique,et sur le conflict des nombres, espèce de récréation arithmétique; et un seul sur la géo-métrie qui est un chef-dœuvre de clarté. Mais au rapport de Guillaume de Malmesbury,les calculateurs ses contemporains avoient bien de la peine à comprendre les règles deson Abaque ». Cette date de la première introduction de larithmétique arabe chez lesLatins, ajoute Montucla, est encore prouvée par plusieurs lettres de Gerbert. Néan-moins un Anglois , M. North, a prétendu quon ne trouvoit aucune trace de larithmé-tique arabe dans les écrits de Gerbert. Mais Kœstner nest pas de cet avis (**). Il ly atrouvée, quoique peu développée, et en cela il est daccord avec ce que disent lesauteurs de Y Histoire Littéraire de la France , «Gerbert passe aussi pour avoir intro-duit en France lusage des chiffres quon nomme improprement arabes, parcequilles emprunta des Arabes établis en Espagne, qui les tenoient des Grecs accoutumés àsen servir dans leurs supputations domestiques. Des Grecs, lusage en avoit passéaux Romains pour leurs livres de compte, avant quils fussent employés par les Arabes.Mais depuis la chute de lempire doccident ils tombèrent en désuétude parmi les Latins,et ne commencèrent à reparoître que vers le milieu du 1 3 e siècle. Jean de Sacrobosco estle premier auteur des bas temps, dans les écrits duquel se rencontrent ces sortes de ca-ractères, qui ne sont autre chose que des signes ou lettres semblables aux notes tiro-niennes ».

Erpenius (***) dit que les anciens Arabes ont eu les mêmes lettres numéralesque les Hébreux; et Scliickard (_****) ajoute que les Grecs ont reçu des Phéniciensles caractères de leur écriture, qui leur servoient aussi de chiffres avec les mêmessignifications et les mêmes valeurs quelles avoient dans toute la Syrie, dont lArabieseptentrionale, la Phénicie et la Judée étoient autant dannexes. Il nest donc pas éton-nant que larrangement des nombres soit à peu près le même dans la Composition dePtolémée, et dans les versions arabes, hébraïques et latines de cet ouvrage, avec cettedifférence , que le chiffre i de lunité signifie aussi dans ces versions, la dixaine , lacentaine, le mille , selon la colonne il est placé, tandis que dans Ptolémée, ôC quireprésente lunité simple, nest repris que pour signifier mille, avec un accent au-des-sous, en recommençant à compter par cette lettre, de mille à million , comme pourtous les nombres compris entre i et 1000, par les autres lettres de lalphabet grec. Jerenvoie pour la manière dont les Grecs exécutoient leurs opérations arithmétiques, ausavant mémoire de lauteur des Nouvelles Tables du Soleil , sur cette matière. Les règlesquil y trace sont confirmées par les développemens de multiplications et de divisionscomplexes que lon trouvera dans ma traduction des Commentaires de Théon. Ordans Ptolémée , com me dans ses interprètes, arabes, hébreux, et latins, les lettres

(*) Hist. Litt. de la France. (**) Kœstner, ibid. (***) Gram, arab., pag. 3. (****) Inst, Hebr.