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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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PRÉFACE. xlj

dautomne, puis onze ans après à 5 d au lieu que le grec répète les nombres 6 d et5 d ^ quil avoit énoncés auparavant. Ailleurs, liv. IV, cli 5, fol. 4, le manuscrit etlimprimé tombent dans une même erreur en faisant larc BGE de i 5 j d ri', pouravoir également donné 29" de trop à larc GE qui nest que de 6 d 44' 1", car avecleurs 3o" on ne trouveroit pas ii7 p 3 ^' 3 %" pour la corde de BGE; larc de 6 d 44 ,3o" auroit alors pour corde 7 l> 3' 20", et non 7 P 2' 8", comme ils disent. Ils donnentaussi deux fois 49" à larc BE auquel ils avoient dabord donné 59"; et à BG, 46",au lieu de 43" que le calcul exige.

Il nous importe peu de savoir si ces fautes viennent ou du traducteur arabe dugrec, ou du traducteur latin de larabe, dont le nom nous est inconnu. Mais quandnous ignorerions le temps il a écrit, son style dur et barbare le décéleroit assez,comme les mots arabes quil a conservés, montrent bien que ce nest pas sur le grecquil a traduit. On ne peut reconnoître les noms propres de loriginal, dans ceuxde la bible et de la mythologie , quil leur a substitués. Il fait de Nabonassar ,Nabuchodonozor ; de Mardocempad, Mardochée ; dEuctémon et de Méton, Attaminet Midan ; et il appelle encore Antonin , Attamen. Ilipparque et Archimède deviennentsous sa plume Abrachis et Arsamis. Calippe est travesti tantôt en Philippe et tantôt enchat. Sangnach, Formiche , sont les noms quil donne aux mois égyptiens Choïak etPharmouthi. Les noms arabes des étoiles remplacent ceux que les Grecs leur don-noient, et se sont par- perpétués jusquà nous, avec ceux darcs et de cordes incon-nus à Ptolémée, et tous les autres de la sphère que Sacrobosco avoit puisés à cettemême source, d les Tables Alphonsines qui sont du même siècle, ont aussi tiré tesmêmes dénominations.

Cette version ne fit donc quéloigner de plus en plus le texte grec de Ptolémée,des écoles de loccident. Copernic même ne put se le procurer, et il fut obligé de sentenir à la lecture de cette version. Ce ne fut quavec le cardinal Bessarion et les autressavans grecs envoyés au concile de Florence en 143g, ou réfugiés auprès du papeNicolas V, après la prise de Constantinople, en i453, que ce texte entra en Italie. «Cepontife amateur des lettres quil cultiva toute sa vie, ouvrit un asyle dans Rome auxsavans de la Grèce, que la fureur des Musulmans obligea dabandonner leur patrie.Ils apportèrent avec eux une grande quantité de précieux manuscrits grecs et hébreuxdont il enrichit la bibliothèque du Vatican. Il ordonna même den faire des traductionslatines» (*). Nous ignorons si en i 582 Torci en rapporta de Constantinople un dePtolémée (**) ; mais lune de ces traductions fut celle quen fit George, Crétois denaissance, originaire de Trébizonde, et secrétaire de ce savant et bon pape. Il se servitdun manuscrit grec du Vatican qui lui fut prêté par labbé Bartolini, protonotaireapostolique , à ce que nous apprend Gauric dans la préface de cette version,il dit que George la dédia au roi Ferdinand dArragon, dont le règne a com-mencé en 1474. Son fils, après la mort du père privé de mémoire à 90 ans, en1480, la présenta au pape Sixte IV qui mourut en 14^4 ; et dans son prologue il

( ) Art de vérifier les dates , tom l, 5 e éd. (**) Saint'Foix , Tîist, de Perdre du S.-JPsptit,

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