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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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xl PRÉFACE.

version arabe». «Langlois Sacrobosco, professeur dans luniversité de Paris, tira decette première version latine, son Traité de la Sphère qui fit oublier XAhnageste.La difficulté aussi grande dentendre celui-ci dans la version de larabe, que dans legrec, fit recevoir avidement un traité qui ne présentant que des élémens suffisam-ment expliqués pour le temps, omettoit tout ce que louvrage de Ptolémée a de plusrelevé ; car ses constructions géométriques étoient au-dessus de la portée desécoles du moyen âge. Ce traité, Barocci a relevé plus de 80 erreurs, soutintl'astronomie dans létat léglise romaine lavoit jusques- entretenue pour la déter-mination de ses fêtes mobiles, et cette science continua de faire partie des étudesmonastiques. Un moine, Godefroi prédisoit les éclipses de soleil en 1267, commeaussi après lui Jean de Lignères, Jean de Sane et Pierre dAilly (*)». Enfin (**) lesrois Charles V et François I er fondèrent à Pari#des chaires de mathématiques quiproduisirent les Lefevre, les Finé, les Postel, les Pena, les Fernel et les Ramus, plusinstruits et plus habiles que leurs devanciers, parcequils osèrent sélancer au delàde la sphère de Sacrobosco, et que leurs efforts furent secondés par un moyen dins-truction qui manquoit avant eux.

Jusquà linvention de limprimerie , les manuscrits rares, et chers par conséquent,rendoient lacquisition de la science aussi dispendieuse quelle est difficile. On ne pou-voit guères sinstruire que dans les écoles alors très-fréquentées, et dont on adoptoitles systèmes et les erreurs. Mais aussitôt que cet art eut commencé à multiplier lesexemplaires des chefs-dœuvres de lantiquité, la version latine de XAlmageste arabe,ne tarda pas à recevoir lhonneur de la presse, et à se répandre parmi les savans. Dès-lors la lumière brilla à leurs yeux, et sétendit partout avec la première édition quiparut à Venise en i 5 i 5 chez Pierre Lichtenstein. Les exemplaires en sont devenustrès-rares. Lalande assure quil nen a vu quun seul qui appartenoit à M. de Fouchy,et que ce savant a donné à lacadémie des sciences de Paris. Il ajoute quil sen est servipour corriger bien des fautes considérables de la dernière version latine dont je par-lerai dans peu. Il est vrai que généralement elle est plus exacte dans les calculs etles nombres. Mais jai trouvé aussi que cette édition sécarte souvent beaucoup dumanuscrit (7258) de cette version, dans la i re table des mouvemens en longitudede Jupiter. Jai déjà relevé quelques-unes des fautes qui se présentent les pre-mières dans cette édition ; je nen dirai rien de plus, sinon, pour la comparer à cemanuscrit , quon y trouve dautres fautes que na pas celui-ci. Par exemple :elle dit, liv. III, ch. 2, que la plus grande quantité dont Hipparque a trouvé quelépi précédoit léquinoxe dautomne, étoit de 7, et la moindre de 5 d i, tan-dis quon lit dans ce manuscrit , que la pins grande est de 6 d 7, et la moindrede 5 d 7 ; cest aussi ce que disent les manuscrits grecs et particulièrement le plusancien de tous. Mais ensuite le manuscrit latin se dément lui-même en disant plusbas, au contraire des manuscrits grecs, et de ce quil avoit avancé plus hautquHipparque a dabord trouvé lépi à 7 d 3o' à 1 occident du point équinoxial

(*) Crevier, Hist. de VUniversité de Paria.

(* ¥ ) Cassini , Disc. surVorig. etc ; Goujet, Mém. sur le Collège de France .