PRÉFACE. xlvij
qui précède la table du moj'en mouvement du soleil, dans le livre III ; ce qui manquen’a pas été suppléé. La seconde, dans le livre VII, s’étend depuis le feuillet 207 ejusqu’au 210 e inclusivement, mais elle se trouve remplie par une main plus moderneen petits caractères ronds et très-lisibles. La troisième commence dans le neuvièmelivre, à la page 2 55 et finit au revers du feuillet 270. Elle est suppléée aussi en mêmeécriture moderne qui paroit être de la même main et du 16 e siècle. Enfin la qua-trième lacune est à la fin du dernier livre, où manquent la table des apparitions etdisparitions des planètes, et l’épilogue de Ptolémée. Mais la même main moderne lesa remplacés par un supplément qui remonte jusqu’au feuillet 374 , et qui ne fait querépéter ce qui se lit avant cette table, sur le feuillet 376 , d’écriture antique, qui ter-mine ce volume; et sur le feuillet 377, de cette même écriture antique, qui le com-mence, par une double transposition que le relieur a commise.
On lit au haut delà première page, ces mots, en petits caractères ronds demi-gothiques :Francisons Atlar Cyprius prœstantissimo viro Jano Lascaris, à qui nous apprenonspar-là, que cet Attar de Chypre en fit présent. Jean Lascaris, de la famille impériale deConstantinople, réfugié en Italie après la prise de cette ville par les Turcs, y fut ac-cueilli par le duc Laurent de Medicis avec tout le zèle particulier à cette maisonpour les lettres et pour ceux qui les cultivoient. Ce prince l’envoya deux fois àConstantinople pour y recueillir les meilleurs manuscrits en langue grecque. Et l’onne peut pas douter que celui de Ptolémée dont je parle ici, n’ait été donné à ce princepar ce savant, prince lui-même, et qui honoroit par ses connoissances autant que parsa naissance, celui qui le protégeoit dans son malhenr. Jean Lascaris fut aussi bienreçu en France par Louis XII et François I er , qu’il l’avoit été à Florence, et qu’il le futensuite à Rome par le pape Léon X qui lui donna la direction du collège des Grecs.Nous lui devons donc ce précieux manuscrit, soit qu’il l’ait apporté directement enFrance ; soit, comme il est plus probable , qu’il l’ait déposé dans la bibliothèqueLaurentine d’où Catherine de Médicis l’aura fait venir avec les autres livres dont ellese composa une bibliothèque. Car l’historien de Thou raconte dans ses mémoiresqu’étant en 157 3 à Florence, on lui montra dans la bibliothèque Laurentine, unVirgile écrit en lettres capitales, non sans de grandes plaintes sur la dissipation de lafameuse bibliothèque de Médicis, que le malheur des séditions avoit fait transporterà Rome et même hors de l’Italie. C’est la même, ajoute de Thou , que Catherine deMédicis acheta depuis, et qu’elle fit apporter en France malgré l’opposition du grand-duc. Elle la garda en particulier tant qu’elle vécut, ayant un bibliothécaire à sesgages. Après la mort de cette reine, de Thou en augmenta la bibliothèque du roi, qu’ilenrichit de ce trésor acheté des créanciers de cette reine. C’est donc à ce savant histo-rien que nous sommes redevables de la conservation de ce manuscrit et de tous ceuxqui, comme ce volume, sont marqués de la lettre initiale de Henri IV en or, parcequec est sous le règne de ce prince qu’ils furent consacrés à l’usage du public.
Les aspirations rudes y sont marquées. Les points y sont rares, et ceux qu’on y voitne suivent aucune règle , car souvent on les trouve au milieu des phrases avantquelles soient terminées, et souvent aussi on n’en voit pas à la fin. Souvent encore