PRÉFACE xlix
sont d’un ordre différent, puisqu’elles sont des minutes et secondes d’une unitécarrée, tandis que les [\ 55" sont des minutes et secondes d’une unité simple. A l’occa-sion de ces fractions, je dois encore prévenir que Ptolémée appellant les degrésdu cercle poipou, parties, et leurs fractions p.6pta, ou même péprj , portions, ainsi queles 120 parties égales du diamètre, j’ai nommé les premières, degrés ; les fractionsdu diamètre, parties ; et ses soixantièmes, minutes y et que si 1 on trouve ci-après p aulieu de d , pour les degrés des arcs, il faudra y substituer le mot degrés.
J’ai partout traduit aussi littéralement que le génie de chacune des deux langues apu me le permettre. J’ai même été jusqu’à conserver les dénominations de cercle mi-toyen du zodiaque pour l’écliptique, que je n’ai ainsi nommée qu’aux endroits où lapériphrase de Ptolémée auroit été trop longue; de dodécatémorie , pour douzième duzodiaque. Mais généralement j’ai substitué les expressions d ’occident et d’ orient, contrel’ordre des signes, et selon la suite des signes, à celles de précédent et de suivant } quePtolémée employé toujours, mais qui pourroient occasionner des méprises dans notrelangue. D’un autre côté, faute d’équivalents assez brefs, j’ai gardé les mots de nychthé-mèresj espaces d’un jour et d’une nuit consécutifs, temporaires ou simplement prisqui sont nos jours civils, ou égaux qui sont nos jours naturels; et de prostaphérèse,équation, que l’usage consacre en astronomie. Il n’en est pas de même pour celuià'épiprosthèse, qui n’est pas reçu chez les astronomes, parcequ’il signifie trop dechoses à la fois. Le latin le rend par obex , qui n’exprime qu’une partie de sa signi-fication. Dans le premier livre, c’est l’interposition de l’horizon terrestre qui avancéentre nos yeux et l’astre que nous regardons, paroît le couper, et le cache ensuite ,en le surmontant peu à peu. Dans un autre endroit du même livre, c’est la sur-éminence apparente de chaque point de la surface terrestre, qui, par l’effet de larondeur de la terre , fait que tous les autres points de cette surface sont par rapportà lui comme déclives et plus bas que le plan qui est tangent à cette surface en cemême point. Quand ce mot est joint à celui d 'hjpodrome comme dans le troisièmelivre, c’est l’interposition de la lune qui court sous le soleil, c’est-à-dire entre le soleilet la terre. La langue grecque est admirable pour la facilité quelle a de se composerdes locutions brèves et énergiques qui renferment plusieurs idées dans un seul mot.Mais aussi en ajoutant une signification technique à la signification vulgaire du motradical, le mot composé en devient plus difficile à rendre en nos langues modernes.Ainsi le mot à.T.maxà.ça.aiz, auquel l’édition grecque de Basle, (liv. III, pag. g5) a substitué«7ioVacF(ç qui signifie éloignement, élongation, veut dire le retour et le rétablissementd’un astre au point d’où il étoit parti. Mais n’ayant aucun équivalent pour le rendreaussi brièvement en notre idiome, je l’ai exprimé par une circonlocution.
Cette édition en nécessitant une nouvelle pour la même raison d’inexactitudeet de fautes, qui rendoit indispensable une autre version après les deux latines,j’ai joint le texte grec de Ptolémée à ma traduction , comme un témoin qui déposeracontr’elle, si elle est infidèle ; ou qui la confirmera, si elle est exacte. M. Idelerdit «que la seconde version latine a souvent causé bien des erreurs qu’on auroitévitées par une simple comparaison avec l’original«; cette comparaison sera facile,