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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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I PRÉFACE.

quand on aura le texte original sous les yeux. On le trouvera ici plus pur que danslédition de Basle, car je ne le produis que daprès la confrontation que jen ai faiteavec quatre manuscrits. Le plus ancien , dont jai parlé , nauroit pas suffi pour mas-surer de lavoir tel quil est sorti des mains de lauteur : car ce manuscrit outre ses la-cunes , a même quelques fautes, quoique rares. Par exemple, liv. I, ch. 9, il omet ceshuit mots qui se trouvent dans les autres manuscrits, et qui sont nécessaires dans ladémonstration : Km zçi to vm tcôv Ar BA Soôév ; et liv. IV, ch. 1 , il fait dire à Ptolémée ,quIlipparque sest trompé de 6 jours et demi et dun tiers dheure, tandis que lecalcul et les autres manuscrits, ne portent ici que le tiers dune heure , pour lerreurdIIipparque sur les jours. 1

De tous les autres manuscrits que j'ai comparés, pour le texte, avec le plus ancien ,le premier, que jai pris sur la foi de Bouillaud qui le vante, est celui de Florencemarqué 2390 qui ma servi à remplir les lacunes du précédent. 11 est du commen-cement du 12 e siècle, à en juger par la forme de ses caractères très-menus, et très-difficiles à lire à cause du grand nombre de ligatures et dabréviations de lécriture.

II est en papier de cotton; ses premières pages offrent des prolégomènes la plupartanonymes, et dont quelques-uns sont sous les noms de Pappus et de Théon. Cetitre de prolégomènes pourroit les faire croire destinés à servir dintroduction à1 'Almageste. On va en juger. Cest dabord une définition de lastronomie, tirée desgénélhliaques attribuées à Ptolémée; ensuite, des lieux communs sur lexcellence decette science ; le but qua eu Ptolémée daccorder les apparences avec les réalités dansles mouvemens célestes; la sphéricité du ciel et de la terre; lindication du contenudes livres de la composition ; des lemrnes sur les figures et les corps isopérimètresdont le cercle et la sphère sont les plus grands; plusieurs méthodes de multipli-cation et de division complexes et de proportions; la manière dôter une raisondune autre ; de trouver le côté du carré ; et quelques notes marginales dont lapremière traite du rapport du diamètre à la circonférence. Puis linscription signéeet consacrée par Ptolémée dans le temple de Canope au dieu sauveur, et transcritepar le compilateur de ces prolégomènes qui pourroit bien être lHéliodorc sous lenom duquel sont deux des sept observations attribuées par Bouillaud à Thius,et qui se lisent immédiatement après cette inscription. Comme elles sont bien pos-térieures à Ptolémée, je ne les insère que dans la préface qui précède ma traductionde Théon. Ces prolégomènes se retrouvent les mêmes dans le manuscrit 453 desTables Paschales de S. llippolyte, et dans plusieurs autres manuscrits de Ptolémée.Je les ai laissés sans traduction , parceque tout ce dont ils traitent est expliquéassez au long dans le premier livre de Théon , pour que lon puisse, à laide de latraduction que jai faite de ce dernier, se passer de toutes ces scholies. A la suitede ces prolégomènes, paroit la Composition Mathématique de Ptolémée t en treizelivres. Elle est complète et suivie dune instruction sans titre sur la constructionet lusage des tables manuelles, avec un exemple du calcul dune éclipse de soleil4irée, selon Bandini, de lexposition de Théon sur ces tables manuelles. Mais cestable» ny sont point. On voit à leur place, les hypothèses des planètes, que Bouillaud