lij P R É F A C E.
J’aurois préférablement fait choix d’un autre manuscrit du même caractère d’écri-ture, mais mieux exécuté, s’il eût été entier. C’est celui du numéro 5 Go, en parche-min, nouvellement venu du Vatican, et qui contient Ptolémée à la suite d’Euclide.Mais il est sans figures et il y manque des tables. Je m’en suis cependant servi pour lesdeux premiers livres et leurs Variantes. Je lui ai substitué celui de Florence pour lessuivans; et j’ai joint à celui-ci pour la comparaison du texte, un autre manuscritdu Vatican, qui est sous le numéro 184, en papier de chiffes et d’une écriture aussiinforme que celle du précédent est régulière. Les marges sont chargées de notes quientrent dans le texte et y jettent une grande confusion; mais ce texte y est pur. Ce ma-nuscrit, du 12* siècle , outre la Composition en treize livre, dont le dernier est mutiléà la fin , et dont les figures et les tables sont extrêmement mal exécutées , contient aucommencement une hypothèse de l’astrolabe, le calcul indien, les différentes èrescomparées entr’elles, le calcul du soleil, les climats de la terre, les Commentaires attri-bués à Pappus sur le premier livre, ceux de Théon sur les huit premiers, mais nonentiers, et les mêmes choses qui composent les prolégomènes dont nous avons vûqu’on ne peut retirer que bien peu d’utilité, puisqu’il n’y a ni démonstrations nicalculs, et qu’on en retrouve les matières mieux traitées dans les Commentaires deThéon. Un ouvrage qui pourroit être plus utile que toutes ces notes, est celui deThebith-ben-Corah , annoncé dans le manuscrit latin 7267, sous le titre $ Expositionde ce qu’il faut savoir pour la lecture de l’Almageste. Mais il n’y en a qu’une pageet demie qui soit traduite, tout le reste est en blanc, et n’est guères à regretter,d’après ce commencement. Tous ces opuscules de grecs et d’arabes ne sont que desrépétitions paraphrasées de Théon et d’Albatani. Pour celui de Théodore Métochite ,au 14 e siècle, M. Tychsen peut nous apprendre quel il est (*).
Voilà sur quels fonds j’ai travaillé, et pour la transcription du texte ^et pour soninterprétation. Les autres manuscrits sont trop modernes, trop peu exacts ou tropincomplets, pour être mis en parallèle avec ceux que je viens de désigner. Deuxcependant très-lisiblement écrits, cottés 23 g t et 2392 , des i4 c et 1 5 °siècles, l’un deConstantinople contenant aussi Diadochus , et l’autre d’Italie , aideront à lire lesprécédens. Pour tous les autres, si on veut en avoir l’énumération , on peut s’adresseraux bibliographes Lambecius, Labbe, Fabricius, Ilarles, Morelli et Bandini. limesuffit d’avoir indiqué ceux qui m’ont servi, pour qu’on puisse y vérifier le texte quej’ai publié sur leur autorité. J’en expose les diverses leçons dans quatre colonnes deVariantes à la suite du texte. La première offre celles de l’édition de Basle qui repré-sente le manuscrit sur lequel elle a été exécutée, soit qu’il vînt de Nuremberg, oùMuller et ensuite Walther son disciple l’auroient laissé, s’ils l’eussent reçu ducardinal Bessarion ; ou de la bibliothèque de S. Marc de Venise, à laquelle ce cardinalavoit légué ses livres (**). La seconde colonne contient les Variantes du plus ancienmanuscrit ; la troisième celle du manuscrit de Florence pour les livres qui suivent lesdeux premiers; et la quatrième celles du manuscrit de Venise.
(*) Specimen np. TA. Mélochilce. J, Bloch, Havn. 1790 . (**) Muratori Annali d'Italia.