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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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LIII
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PRÉFACE. lüj

Pour ne pas me tromper moi-même dans le clioix de celles de ces Variantes qu ilfaut adopter, je me suis aidé, car je serai plus sincère que le bon abbé Montignot,je me suis aidé de tous les secours que jai pu me procurer. ]\on seulement j avoissous les yeux, en traduisant le grec, la version latine imprimée de George deTrébizonde, et la traduction française de Montignot lui-même pour le septième livre,mais encore un manuscrit de la version de 1 arabe, quej ai choisi entre les sept de labibliothèque impériale, dont cinq sont des traductions de larabe et deux du grec par cemême George. Je ne parlerai ici que de celle de l'arabe que jai choisie. Elle est en lettresgothiques, sur parchemin , in-fol., orné de vignettes dorées a la mode du temps, sansautre indication de celui elle a été écrite. Le volume est relié et doré sur tranches;et ses couvertures sont en bois recouvert dun velours brun lon remarque les em-preintes des bossoirs, fermoirs, coins et dos, qui ont être dargent ; car toutes cesgarnitures sont enlevées : la cupidité les auroit épargnées, si elles avoient été d un mé-tal moins riche. Je serois assez porté à croire que ce manuscrit appartenoit au cardinalCusa qui vivoit dans le 1 5 e siècle, et qui étoit fort curieux dastronomie ; car plusieurschapitres commencent par une figure de prêtre, la tête couverte dune calotte blanche,avec un capuce rouge, une soutanne violette ou bleue, et un manteau blanc ourouge. Cest tout à la fois le costume de chanoine régulier, de cardinal et déveque,comme la été cet estimable prélat, qui, de fils dun pauvre berger, du pays de Trêves,devint évêque et prince de Rrixen, et dans son élévation ne cessa point de joindrelétude des sciences à la pratique des devoirs de son état. Il est représenté assis etlisant un livre qui est sans doute lAlmageste , sur un pupitre porté par un pied quimonte entre ses genoux. Ce manuscrit est sous le numéro 70.53 : il est fort bien exécuté,à grandes marges souvent chargées de notes de la même main. Les figures y sont gé-néralement mieux faites que dans les manuscrits grecs. Le latin en est fort mauvais,et diffère assez fréquemment de limprimé ; mais le sens y est généralement plus justeque dans la version de George de Trébizonde. Les chiffres y sont aussi plus exacts,du moins le plus souvent, ce qui dénote quelle a été faite sur 1 arabe, et non sur legrec, dont elle sécarte quelquefois dans les nombres. Le calcul rectifie toutes cesdivergences. Il nen est pas dun ouvrage de science mathématique comme duneproduction littéraire la critique a besoin de discuter les uns par les autres les pas-sages à restituer. Ici le calcul suffit, parcequil porte son évidence avec lui-même. Lesprincipes une fois posés, les conséquences suivent nécessairement, et il est impossibleque Ptolémée soit arrrivé à des résultats vrais par des calculs faux. J ai donc rectifié lesfautes de calcul que jai apperçues, mais seulement celles qui ont été commises par lescopistes. Pour celles qu i son t conséquentes aux méthodes que Ptolémée emploj oit, et quiétant imparfaites, ne pouvoient donner que des résultats approchés ou peu exacts, ellesdoivent être conservées. Je ne doute pas quil ny en ait de ce genre dans les tables dePtolémée, dans ses expositions des angles et des arcs sur les divers parallèles, et dans sesévaluations des longueurs des ombres des gnomons qui étant terminés en pointe fai-soient que ces ombres ne se terminoient pas net sur le terrein. C est pour cela qu il y atant de variations entre les latitudes quil donne aux climats, et celles que les Arabes leur