liij PRÉFACE.
où il cite les fades épigrammes attribuées dans le recueil de Brunie au roi Ptolémée,que cette royauté n’est qu’un songe et une erreur qui vient de l’ignorance des derniersGrecs. Ce qui se trouve justifié par le manuscrit 2392 qui est du i 4 c siècle. Ptolémée yest assis sur un trône, sous la figure d’un roi barbu , la couronne en tête, 1 'Almagesteà la main , sous un aigle éployé à deux têtes inconnu aux empereurs romains , et onlit KAav&o; IlTo).ep.atbç 0 tioüîdîç écrit autour en caractères qui ressemblent à ceux desmonnoies du Bas-Empire. Il a prouvé également qu’on doit lire Al-Kaludhi , 6K lavSioi, comme dans Suidas, et contre l’opinion d’un savant orientaliste, émise dansles Mémoires sur VÉgypte. Le grec Théodore Méliteniote dont Bouillaud a fait im-primer le premier livre de l’introduction à l'astronomie, tirée d’un manuscrit deVossius, affirme que Ptolémée étoit de Ptolémaïs d’IIermias, ville de la Thébaïde, etcontemporain de l’empereur Ælius Antoninus. Il cite aussi Olympiodore sur le Phédonde Platon , qui dit, que Ptolémée passoit pour avoir dormi quarante ans sur les ptéresd’un temple , pareequ’il resta tout ce temps dans les portiques de Canobus occupéd’observations astronomiques qu’il y inscrivit sur les colonnes de ce temple.Pétrone (*), suivant la juste remarque de Bailly, a dit ainsi figurément qu’Eudoxeavoit vieilli sur le sommet d’une montagne d’où il contemploit le cours des astres.Ptolémée consacra cette inscription au dieu sauveur, dans Canope, la dixième annéed’Antonin. Bouillaud soutient, d’après cela, que Ptolémée ne demeurait pas habituel-lement dans Alexandrie , mais à Canope, où il étoit prêtre du dieu Sérapis, et où ilfaisoit ses observations, et que par conséquent, comme il marque (liv. Y, ch. 12),qu’il les faisoit sous le parallèle d’Alexandrie, la latitude de Canope nétant pas mar-quée la même que celle d’Alexandrie , dans sa géographie, il faut la corriger et la faireégale à celle de cette dernière ville.
Les éditions de cette géographie données par Mercator et Briet en grec, mettentl’une et l’autre à 3 i d . Mais Pirckbeimer dans son édition latine, donne 6' de plus à lalatitude de Canope. De même, en comparant l’Egypte de Danville (**), aux cartes deY Encyclopédie Méthodique et des derniers voyageurs, j’y trouve Aboukir, qui est,suivant Danville (***) , à la place de Canope, un peu plus septentrional qu’Alexandrie,comme l’auteur de la Géographie comparée des anciens (****) le place d’après Ptolémée.Ainsi, puisque, selon Bouillaud, Ptolémée faisoit ses observations sous le parallèled’Alexandrie, et que Canope n’est pas sous ce parallèle, c’est une raison de croireque Ptolémée observoit et demeurait à Alexandrie, et cependant qu’il demeurait enmême temps à Canope, comme le dit Bouillaud. Mais pour faire disparaître cettecontradiction apparente, il est nécessaire de prouver que peu à peu Alexandrie s’estétendue par des jardins et des maisons de campagne, jusqu’à Canope qui en est de-venu un faubourg, et qu’ainsi Ptolémée demeurant à Canope, observoit néanmoinsà Alexandrie. Digression qui me conduira à parler d’Alexandrie , de sa bibliothèqueet de ses écoles, d’où est sorti l’ouvrage dont nous nous occupons.
cc Le plan de la ville d’Alexandrie, dit Strabon, a la figured’un manteau. Les côtés
(*) HUt. de l’Aetr. anc. (**) Sonn. Foy. d'Égypte. (***) Oéogr. anc., 3 ° vol. (****) G. Géogr. des Grecs.