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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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EXTRA IT des Notes de ,M. H al ma.

Pag. i, lig. 6 . Beapnrixbv. Il est vrai que les Mss. de Ptolémée portent Oscopv itixm; mais on lit Zteaipvrt-v.bv dans le passage suivant, que Théon rapporte comme étant les propres paroles de Ptole'mée :fwi d's b Tlrolzpaïoç avp£ir,xévxi -ü irpaxrixü r'o vpàrepov avrov r o 3sospxrix.bv rvyyivnv.... Or Ptole'mée dit quilest arrive' à la pratique, que la théorie la précède. ( Manuscrit a 3 yS des Commentaires, et, pag. i, lig. 42de lédition de Basle). Ptolémée avoit donc écrit Snospr,zcxov , mais les copistes ont substitué âiupnrixôi.Rheinhold autorisé par Théon a restitué Sioip-nrtxbv, que jai rétabli aussi à son exemple, en suivantlinterprétation qnil a donnée de ce passage quil a traduit en ces termes : etsi enim accidit activa ? utipsam quoque antecedat speculatio. Porta et Régiomontan ont interprété ce passage dans le mêmesens que Rheinliold, qui est nécessairement celui de Ptolémée, car cest celui même de la version latinede larabe: licet enim contingat ut operalione sit speculatio prius. Cette version confirme donc la leçonâtupriTubv que Théon a extraite de Ptolémée même; et cest la seule qui convienne à la nature de lachose; car les premiers observateurs du ciel, bergers et laboureurs, nétoient rien moins que théoriciens.La première théorie sest formée de leurs observations qui ont été les premières pratiques, et quand oneut rassemblé assez de faits pour établir des règles, on en composa la théorie, qui dès lors précéda lapratique dans lélude de lastronomie. Mais si contre lacception ordinaire du mot théorie, on veut len-tendre de linspection du ciel, comme il faut le voir avant dy faire des découvertes, cette théorie aprécédé la pratique , et on peut prendre dans ce sens, si lon veut, la manière dont je rends ce passagedans la seconde version de lavant-propos de Ptolémée ajoutée à la fin des Variantes, comme unevariante elle-même ; avant-propos dont loriginal est si obscur , que Théon en termine lexplication endisant : Voilà quel est , à mon avis , le sens quon peut donner a tout ce prologue.

Pag. 18, lig. i 5 . KvappmiÇopévoiv . soufflés vers le haut.... que jai rendu par : corps légers poussés

comme par un vent vers le dehors et la circonférence, pareeque selon Ptolémée, le monde considéré enlui-même nayant ni haut ni bas , jai voulu éviter ces expressions équivoques. Mais lidée de ce ventnappartient pas entièrement au traducteur; Scapula, Ernesti et Schneider lavoient eue avant lui.Car dans leurs lexiques ils rendent pim&iv par ventilare, faire du vent , et àvappnréÇetv, comme formé deavappiivreiv sursùrn projicere , lancer vers le haut, par sursum ventilare, souffler vers le haut, ignemressuscitare, ranimer le feu en soufflant. Or comment souffler autrement quen faisant du vent ? Eneffet, Hesychius explique pim&t par fvaà, vvû, vvobv véy.vzi, souffle, pousse Vhaleine, envoie du vent.

Pag. 24, lig. 25 . BsÇ/jzôra. Si tous les manuscrits de Ptolémée lisent âzupr,zixà >, tous ne présententpas p.gjîxoraç; car le manuscrit 2890, qui est le meilleur et que Bouillaud estimoit plus que tous lesautres, porte PîÇyjxoToç. Voilà donc trois leçons: PïSitxàra , fiiê'/ixbraç , et fie§Yixbroç. Quelle est celle quilfaut choisir ? La première est autorisée par le plus ancien manuscrit 2389 le ç final a été effacé ; laseconde par le plus grand nombre des manuscrits ; et la troisième par le meilleur de tous. Dabord cestrois mots sont susceptibles chacun de deux significations bien différentes, lune qui est de repos etlautre de mouvement, car ils viennent de / 3 atv<u qui signifie tout à la fois insisto et incedo, et d ontété formés les mots / 3 âatç, base , et pï,ga, gressus , pas , marche. Goguet (liv. II, tom. 3 ) se déclareavec Scaliger et Kuster, pour la première de ces deux significations dans le mot au pSs 6 nxbç. Mais ici,elle ne peut convenir à ^sSxxb-a, car si on la lui donnoit, ce mot qui se rapporte à loivà vivra, tout lereste, siguifieroit que tous les autres cercles sont fixes comme sur le cercle appelé méridien, ce qui naaucun sens. Il faut donc donner à {kSvixizx la signification de mouvement, et alors il signifiera que tous lesautres cercles suivent le mouvement du colure comme étanl celui dun méridien. Cest ce que Ptoléméea voulu faire entendre par les mots ffèy.x'jza, ézr.zp ici r ou xa.lovp.ivov psexpepivov, marchant comme h lasuite et par le mouvement du méridien, pareeque le colure est un méridien qui emporte toute la sphèrecéleste avec lui dOrient en Occident. Si lon prend peSrrxôros, ce génitif qui ne peut sc rapporter quaugénitif précédent psyiçov xvxlov, auroit un sens faux avec la signification de mouvement, mais avec cellede repos, il signifieroit que le colure a été posé comme sur le méridien ; ce qui confirmeroit que lapensée de Ptolémée a été de faire entendre que le colure est un méridien ; et que cest pour cela, quetoute la machine céleste tourne autour des pôles de Xéquateur en obéissant au mouvement de cecolure dOrient en Occident. Enfin (îsÇvyxhrctç ne peut ici avoir la signification de mouvement que lui:donne Xénophon dans le liv. V, art. 12, de ses Helléniques, cet historien dit : èvfiteav âs xat ai èx râv.