46 NOTES.
vîwv à.Ko6e€rr/.oT£ç '(mltrai . que le latin a rendu par : jam et gravis armatures pedites irruebant qui è
navibus descenderant .où la préposition de re'pond à àrrb et scenderant à j3tStixbrtç. Dans cette sup-
position , fieSrixoraç se rapportant a roi/; izolovç, signifieroit que les pôles ont marché comme sur leméridien ; ce qui seroit absurde. Il faut donc que , suivant la remarque de Goguet, fitStixoraç signifiestantes, fixés, pareequ’étant un participe passé de [icdooi, il marque un mouvement terminé, c’est-à-direle repos qui succède toujours au mouvement. Il paroît que c’est en ce sens que le verbe SeGnxévcu est prisdans la variante irpbç ro SeSrixévai x.ari xporafi iv, que je n’ai pas insérée dans le texte (pag. 1 )>
parcequ’elle y est inutile, outre qu’elle n’est pas dans tous les manuscrits. J’ai cru qu’il suflisoit derapporter cette leçon dans les Variantes, pareeque la suite du discours dans le texte marque assez quel’épaisseur et la hauteur de cette tablette, ou plinthe, si l’on veut, ( nom qui n’est usité parmi nousqu’en architecture, et que je lui ai pourtant donné dans ma préface), dévoient être tellement combi-nées qu’elle pût se tenir debout, stare, figi. Pour en revenir à (le§ xxorae, ce mot ne peut admettreque la signification de repos , de manière qu’il signifieroit que les pôles ont été posés sur le colurecomme sur le cercle appelé méridien Mais qu’est-ce que cela veut dire, si l’on ne convient pas quePtolémée a voulu faire entendre par là ce qu’aucun interprète n’a jusqu’à présent senti ni faii sentir,savoir que ce colure est comme un méridien, et même un méridien ? Et de plus en admettant (3-:ôrj-xôrx;, n’est-on pas forcé de supposer une altération dans le texte de Ptolémée où les mots cirï roiiroutoù xi/xlou, sur ce cercle, colure , ont été mal à propos supprimés avant Srsirsp iir i roi xaV.upsvou ptearip.-Sotvoü? Quant à moi, j’ai préféré avec Rheinholdet Porta, ptSuxora, pareequ’il est plus confornie à lapensée de Ptolémée , et qu’il ne suppose rien à suppléer dans le texte. Il est vrai que Rcinhold tout enmettant (3î§r,xôra , qui se rapporte à ri lotira iràvra, l’a traduit par fixi qui se rapporte à poli. MaisPorta en traduisant par reliqua omnia quas provehuntur quemadmodum et in dicto meridiano, faitvoir qu’il lisoit jltSrixbza dans le manuscrit qu’il avoit sous les yeux, et qu’il attachoit à ce mot unesignification de mouvement qui emportoit toute la machine céleste comme dans le méridien , dit-il.Convenons pourtant que cela n est pas clair, et que la version proposée : autour des pôles posés commesur le méridien, présente un sens assez raisonnable ; mais convenons aussi qu’elle n’a pas bien comprisle vrai sens de wç hrt toû z alovfivov utseiopt^pivol , qui est que les pôles sont posés sur ce colure, commey étant sur le méridien même.
Pag. 148, lig. 6. Mpôç toù; èmloyiep-oiiç, secundùm considerationem (version de l’arabe), et pro ra-tione apparentium (le Grêle), ce qui signifie : suivant les calculs des phénomènes, ou calculés d’aprèsles phénomènes , comme j’ai rendu ce passage, et non pour les calculs des phénomènes, comme on leveut. Car non seulement Ptolémée s’est servi pour sa géographie, des relations des voyageurs, commeil en prévient quelques lignes plus bas; mais encore, et préférablement tant qu’il l’a pu, des hauteursdu pôle pour les latitudes, et des éclipses de lune pour les longitudes, comme le prouve ce qu’il dit dansles chapitres 3 et 4 du livre I de sa géographie. Et lig. 19. Toùç rô>v èi royùtx yjpbxovç signifient proprementles temps des époques. Si ces mots signifioient les tables des époques, Ptolémée auroil dit ri tw» kiroyôrj xxvb-■jta , comme il le dit liv. III, pag. 202, où il expose les tables des Mouvemens célestes, dont il ne peut avoirvoulu parler dans l’endroit que nous examinons. Ptolémée en effet annonce qu’il donnera dans sa géogra-phie les lieux des villes calculés en temps et rapportés au méridien d’Alexandrie, comme il les y a réelle-ment donnés en heures, dans le liv. VIII, où il compare le passage du soleil au méridien de chaque ville,avec son passage au méridien d’Alexandrie, en suivant la marche qu’il a prescrite a la fin de ce dernierchapitre-ci. Ces mots n’ont donc aucun trait aux tables des mouvemens des astres. A la vérité, les tempsdes époques sont ici des expressions si générales, qu’il faut les particulariser davantage dans une version.Mais Ptolémée en promettant de donner dans un traité exprès de géographie, les longitudes et latitudesdes villes, a-t-il voulu dire qu’il donnera des tables de Mouvemens célestes ? Aussi les deux versionslatines ont-elles rendu les mots ypbvov; rôtv iiroyüx , la première par tempora locorum (temps des lieux),et l’autre par tempora compulationum (temps des calculs), expressions moins claires et moins justes,mais qui ne signifient pas les temps des Mouvemens célestes. Quant aux mots ù; Û7roxstp£vwv ™» ûî'o-smv,c’est un génitif absolu, sans doute; mais comme l’ablatif absolu des latins, il est toujours gouverné parune préposition sous-entendue, selon le langage des grammairiens. Cette préposition répond, ici, auxmots français : comme une conséquence de ces positions supposées connues ; ce qui revient au memeque si j’eusse dit : Maintenant donc les positions étant supposées connues, ou d’après les positions, etc.